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Kelis

Le Bataclan (Paris)
jeudi 2 septembre 2004

Cela fait déjà plus d'une heure que la première partie a quitté la scène et le public commence à s'impatienter sérieusement. Il faut dire que la chaleur qui règne au Bataclan est insupportable, voire incompréhensible, car la température extérieure n'a rien d'exceptionnel. A croire que les gérants mettent le chauffage pour pousser à la consommation ! (encore faut-il en avoir les moyens, vu les prix pratiqués sur les boissons…)

Sentant que la situation devient critique, le DJ accompagnant Kelis débarque seul sur scène, ce qui est plutôt courageux vu l'exaspération du public. Son début particulièrement explosif déchaîne la foule, mais parti trop fort, la baisse de rythme est inévitable. De plus, le public commence à comprendre qu'il cherche surtout à gagner du temps : les sifflets reprennent de plus belle !
Après avoir fièrement annoncé l'arrivée de Kelis, il doit tenir encore vingt bonnes minutes avant de la voir apparaître. Il est déjà plus de 21h30, pour un concert annoncé à 20h00.

Enfin, après avoir attendu aussi longtemps, on profite pleinement du concert : l'efficacité de Young Fresh n' New et le groove de In Public font merveille. Pourtant, le jeu des musiciens manque souvent de finesse et certains titres auraient mérité un bien meilleur traitement.
Kelis, sidérée elle-aussi par la chaleur, a toutes les peines du monde à éponger sa sueur sans mettre en l'air son maquillage. Elle nous gratifie également d'une séance de recoiffage du plus bel effet (difficile de dompter une telle crinière !).
Pas avare d'efforts, son énergie fait plaisir à voir : le chant sur le refrain de Milkshake, soutenu par des riffs de guitares saturées est explosif (la version studio me paraît désormais bien gentillette). Elle fait danser la foule avec l'excellent Trick Me
…et puis plus rien… " I Love You Paris " en guise d'adieu et Kelis a déjà disparu. Un peu léger pour une artiste qui avait déjà à se faire pardonner son désistement au Hip Hop Don't Stop de juin.

Après avoir successivement vu à l'oeuvre Macy Gray, Missy Elliott et Kelis, force est de constater que malgré leur talent, aucune n'est parvenue à égaler la performance de Miss Dynamite, LA reine actuelle de la soul.


www.kelisonline.com/
www.kelis.co.uk/

auteur : demi playmobil - demiplaymobil@foutraque.com
chronique publiée le 14/09/2004

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