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Ben Kweller

+ Rhesus
La Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand)
mercredi 20 octobre 2004

Il y a les concerts dispensables, auxquels on regrette d’avoir assisté (et où, en plus, on trouve qu’il y a beaucoup trop de monde), et les concerts indispensables, qui rendent tout simplement heureux, même s’ils se déroulent devant un public un peu clairsemé… Celui de Ben Kweller et Rhesus à la coopérative de Mai appartient définitivement à la deuxième catégorie. Il a en effet permis de voir à l’œuvre deux jeunes groupes sachant écrire des morceaux et prenant plaisir à les présenter sur scène. Une véritable aubaine !

Après avoir apprécié ses prestations scéniques et ses EP (Rhesus, Meanwhile at the party et le récent cd promo Round and round in circles) on savait déjà que le groupe grenoblois Rhesus était un futur grand, il l’a remarquablement confirmé avec sa fougue habituelle, malgré un son un peu agressif… Titres délicieusement pop gorgés de mélodies insidieuses, morceaux power pop violentés par une guitare très incisive, ballades au piano prometteuses pour le premier véritable album du groupe (en cours d’élaboration), Rhesus possède la panoplie complète du combo envoûtant sur les planches. L’alchimie entre Aurélien Marie (guitare, piano, voix), Simon Nodet (batterie) et Laura Rosello (basse, chœurs angéliques) fonctionne à merveille, on sent que ces trois-là sont animés par une passion indéfectible pour la musique et qu’ils ont « bouffé » des kilomètres ensemble… Malgré quelques bavardages exaspérants sur les morceaux calmes, le public venu pour Ben Kweller a logiquement réservé un accueil chaleureux à Rhesus, une première partie comme on aimerait en voir plus souvent…

Des concerts comme celui de Ben Kweller, il serait presque d’utilité publique qu’il y en ait régulièrement… Ce jeune gringalet à cheveux longs et gras (jusque là, ça ne fait pas très envie... ) a tout simplement réussi à enchanter une salle entière pendant 1 heure et dix minutes ; l’énorme ovation finale nous a même remémoré l’hystérie collective qui avait salué la fin du premier concert des BellRays à la Coopé. Il faut dire que Ben Kweller a beaucoup d’atouts en main : il compose des morceaux simples et accrocheurs, il les joue avec un sens spectacle - teinté d’humour - très américain, il est d’un naturel confondant dans ses rapports avec le public, il est convivial sur scène et en dehors… n’en jetez plus ! Du début du show - avec quatre chansons aux délicieux relents antifolk new-yorkais (on a vu passer le fantôme d’Adam Green et de ses Moldy Peaches) -, au final presque rock sudiste avec solo et facéties guitaristiques, en passant par ses morceaux power pop jouissifs avec riffs percutants, le lutin texan et ses trois hommes de mains brillants ont délivré un set absolument imparable. Les titres jubilatoires se sont succédés, presque tous aussi irrésistibles, qu’ils soient d’obédience folk pop (On my way, Lizzy, It’s up to you), pop/rock bondissant (Hospital bed), power pop à la Weezer (Wasted and ready), rock sous influence Lou Reed/Velvet Underground (My apartment, Commerce, TX) ou pop flamboyante au piano (Sha sha, In other words). Pas une baisse de régime à l’horizon ! Reviens quand tu veux, Ben…

A consulter également : un compte-rendu de la date ébroïcienne de la tournée commune Ben Kweller / Rhesus, ainsi que des chroniques du concert de Rhesus au Bam bar à Clermont-Ferrand et des derniers disques de Rhesus et Ben Kweller.

(Photo de Rhesus : Thomas Bianchin)


www.benkweller.com
www.rhesus-web.com
www.undimanche.fr.st

auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 21/10/2004

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