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The (International) Noise Conspiracy

+ Colour of Fire
Le Grand Mix (Tourcoing)
mardi 9 novembre 2004

Le Grand Mix de Tourcoing propose ce soir encore une double affiche prometteuse. En plus de (International) Noise Conspiracy, les Anglais de Colour Of Fire sont au programme. On ne connaît pas grand-chose d’eux sinon que leur CV est plutôt engageant : premières parties de The Libertines, Korn et Placebo, présence au festival Rock en Seine de cet été. Ils ont le feu en eux paraît-il. C’est vrai mais rapidement, la démonstration tourne court. Trop de poses ridicules, pas assez de bons titres, les Colour Of Fire lassent.

Place maintenant aux gros bras de la soirée, les Suédois de (International) Noise Conspiracy. Nostalgie communiste et mise en scène implacable, le groupe en jette. Si leurs tenues doivent autant à l’Armée Rouge qu’à H&M, on est quand même dedans et on se lance avec eux dans un grand récital de leurs 4 albums. Leur rock sous perfusion 60’s-70’s est très agréable : franc, frais, sautillant et parsemé de petits hymnes anti-libéraux. Les (I)NC ont d’ailleurs l’air de bien aimer ça. La révolution n’étant pas pour demain, ils ont beaucoup d’énergie à revendre sur scène. Si guitariste et bassiste se démènent, la mention spéciale est à décerner au chanteur Dennys Lyxzen. Charismatique et monté sur ressorts, le jeune homme fait des prouesses acrobatiques. Il le fait tellement bien que là où on attendait Vladimir Illitch, on retrouve Nadia Comaneci : la même agileté, la même élasticité, le même souci du détail. Par contre, nul besoin de Nelson Monfort pour le faire parler, Dennys Lyxzen est naturellement très prolixe. Les discours politiques s’enchaînent donc entre les chansons. Sympa mais toutefois, une petite gêne pour un public parfois obligé d’applaudir des propos un peu conformistes. On n’en veut pas à Dennys, quoique sa connaissance académique de Guy Debord laissait espérer une plus grande finesse. Enfin, on a retenu le message, on ne votera pas Le Pen.

Les Suédois finiront leur performance le poing levé au ciel. Une charmante heure et demie passée entre riffs énergisants et prosélytisme politique. Moralité : oui, il y a plus sexy que Robert Hue.

(Crédits photo : Glen E. Friedman)


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auteur : Vincent Glad - vincent[at]foutraque.com
chronique publiée le 15/11/2004

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