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The Stranglers

+ Asyl
Le Krakatoa (Mérignac)
jeudi 18 novembre 2004

Première partie bruyante, avec un groupe entre le rock et le punk qui porte relativement bien son nom (Asyl), pour annoncer la tête d’affiche de ce soir : The Stranglers.

Avant le concert, je m’abreuve au bar du Krakatoa et j’y croise Denis Barthe (batteur de Noir Désir) que je salue ; j’en profite pour lui demander comment va Bertrand à Toulouse, il me répond brièvement :
« Ca va, ça va bien » (rassurant pour la cohorte de fans que draine le groupe).
Les « étranglés » arrivent sur scène et vont nous prendre au cou pendant les deux heures que va durer leur set. On ne la fait pas à un groupe qui existe depuis 1974, a sorti son premier disque en 1977, a publié 15 albums studio, soit au total une soixantaine de disques en y incluant live, compilations et box set… Waltzinblack en instrumental, suivi de rock plus ou moins énergique, en fonction de la décennie de référence. Les Anglais présentent leur dernier album en date, Norfolk coast (2003) et vont également interpréter leurs grands standards comme Golden Brown ou Always the Sun (1986), ce dernier étant très applaudi par les trentenaires nostalgiques du Top 50. La formation du groupe a changé depuis trente ans, mais il reste 3 membres originels, dont le bassiste JJ Burnel, qui semble être le moteur de ce groupe qui frise la cinquantaine. Le chanteur Paul Roberts a rejoint la formation en 1990, tandis que Dave Greenfield (claviers) et Jet Black (batterie) ont participé à l’épopée des Stranglers depuis le début. Le plus jeune membre, arrivé en 2000, est Baz Warne qui tient son rang et sa guitare habilement. Un des premiers tubes, Peaches (1977), est joué avec classe et l’on sent que le groupe s’est reformé pour le plaisir (le nombre de dates françaises est impressionnant – 17 !). Sentiment vérifié également avec Who wants the world, Hanging around et The Raven.

Après deux rappels et une causerie sympathique de JJ Burnel (torse nu et en Français) sur les pneus Auvergnats et le vin Bordelais, The Stranglers nous gratifient d’un No more heroes d’anthologie, nous rappelant qu’il n’y a plus de héros depuis Trotski, Sancho Panza ou Shakespeare.
En bref, très bon spectacle des Anglais, qui repartent acclamés par un public conquis.
N'est-ce pas dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe ?


www.stranglers.net
www.stranglers.co.uk
perso.wanadoo.fr/stranglers/

auteur : Diego Lagaute - lagaute.diego@free.fr
chronique publiée le 19/11/2004

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