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The Detroit Cobras

+ Electrocute
La Boule Noire (Paris)
jeudi 18 novembre 2004

Entre deux soirées garage rock psyché Gloria, ce mercredi au Nouveau Casino et mardi prochain à Mains d’Oeuvres, on pouvait quand même se mettre sous la dent quelques délices rock soul blues revisités. L’époque est au revival, au remake, à la copie, au plagiat, à la revisitation (qui peut avoir une dimension spirituelle). Les Detroit Cobras, qui nous honoraient de leur première "mini-tournée" française, s’amusent à ré-habiter les morceaux soul funk les plus lascifs, poppy ou cool des 60’s, en leur insufflant une pure rythmique rock, un peu comme les Stones entre 1966 et 1969 ou Jon Spencer Blues Explosion jusqu’à Acme. Toutefois, à la différence de ces groupes, Detroit Cobras ne se donne même pas la peine d’écrire des morceaux, semblant penser que leur interprétation musicale, vocale et scénique suffirait à l’affaire. Aucune entourloupe là-dedans, plutôt une très grande honnêteté, ils ne feront pas mieux, alors ils essayent de faire aussi bien. Les Detroit Cobras pourraient être un penchant féminin des possédés soul funk psyché Dirtbombs, eux aussi de Detroit, mais les Detroit Cobras ne comptent que 2 filles, les puissantes Rachel Nagy, matrone chatte au chant et Maribel Restrepo pour l’accompagner à la gratte, pour trois faire-valoir musclés.

Après un duo de bitches plus Peaches tu meurs, américaines émigrées à Berlin, électro rock électrisant ou pop à tubes potaches, raides et bandantes, la tribu de Detroit débarquait. Dantesque, enfin de l'ambiance avec un public chauffé à bloc par les deux électro punk pute Electrocute, mais The Detroit Cobras se contentaient d’un show à l'américaine, compos pied au plancher, chanteuse néo-soul rock, une petite heure au compteur. Etonnant mais satisfaisant pour leur (seulement) premier concert parisien alors que le groupe américain sort déjà son 4ème album (les trois premiers très mal distribués). Cheveux longs, santiags ou bottes en cuir, bourrasque rock de bon aloi. Le premier rappel démarrait sublime, acoustique, gospel rock bouleversant avec toute l’âme qu’y insufflait Rachel Nagy, puis les dernières décharges rock.


www.electrocute.de

auteur : Stanislas de Guillebon - stan@foutraque.com
chronique publiée le 19/11/2004

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