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R.E.M.

+ Joseph Arthur
Pavilhão Atlântico (Lisbonne)
vendredi 7 janvier 2005

17 000 personnes avaient assisté à la prestation de R.E.M. au Pavilhão Atlântico, en 1999.
Environ 12 000 spectateurs s'étaient déplacés, le 7 janvier dernier dans ce même lieu, à l'occasion de la première date Européenne de la tournée 2005 du trio d'Athens.
Comment expliquer cette désaffection ? Le public de R.E.M. a mûri : les aléas de la vie font que la musique a été reléguée au second plan des préoccupations de beaucoup de fans du combo Nord-Américain.
Par ailleurs, R.E.M. n'a pas sorti d'album majeur depuis Up, et n'en publiera vraisemblablement plus.
Toutefois, l'annonce de cette virée, au coeur du Premier Monde, augurait de très bonnes vibrations, tant Michael Stipe est réputé pour être un excellent performeur.
Ce dernier introduira, himself, Joseph Arthur au public Lisboète. Un Michael inquiétant, au premier abord, avec barbe hirsute et casquette de grand-père : le sieur qui comptabilise 45 ans au compteur, en paraîssait subitement 10 de plus : l'effet Vote for change ?
Joseph Arthur, ex-futur prince du folk inspiré -qui ressemble de plus en plus à Liam Gallagher versant tête à claques- ne marquera pas son époque. Même s'il chante dans 15 ans ses acceptables ritournelles, on ne saura toujours pas qui il est. Manque de charisme notoire, malgré un attirail, assez "fêtes de fin d'année", autour de lui.


Michael Stipe à Lisbonne (photo de David Belisle - REMHQ)

La grande artillerie était déployée pour le show quasi-parfait de R.E.M..
Un Michael Stipe, rasé de près, svelte et dandy, faisait son apparition. Aidés de jeux de lumières et d'accessoires impressionnants (néons suspendus à la verticale passant d'une couleur à l'autre, écrans vidéos originaux), les créateurs de Radio free Europe jouent face à un public conquis d'avance qui le fera savoir (liesse permanente).
Sorte d'anti-best of*, la playlist des Géorgiens valorise les nouvelles compos et les titres obscurs : certains classiques glissés ça et là comme Drive, Everybody hurts et le mythique Losing my religion créent l'euphorie générale.
Stipe capte l'attention et la lumière.
Déambulant de part et d'autre du Pavilhão Atlântico (sorte de Bercy doté d'une acoustique remarquable), il décrochera un sourire très généreux, face à la joie qu'il engendre.
Répétant qu'il est « Américain », terme qui provoque désormais partout une pluie de sifflets, Michael évoque « une période difficile » et ajoute qu’il « continuera de lutter » ! Néanmoins, il rappellera qu’il considère l’Europe avec un certain…détachement : « I dont speak French… Spanish ! » Jusqu’à ce que le peroxydé Mills lui glisse « Português !! ». En bon ambassadeur de l’Oncle Sam, il ajoutera « Lisboa, the most beautiful city in the world !!! ». Sans commentaires.
Hormis ce léger bémol, ce seront deux heures de set, sans concession, avec en rappel une brochette électrique de perles What's The Frequency, Kenneth?, Finest Worksong, Aftermath, Permanent Vacation (écrite par Stipe en 1979), I'm Gonna DJ (qui ne figurera finalement pas sur Around the sun) et le céleste Man On The Moon.
2005 débute à peine et déjà l'un des meilleurs concerts de l’année, assurément.

* expression tirée d'un quotidien Portugais

Intro : Fuck me kitten
Set : Departure / Begin The Begin / The Wake-Up Bomb / Animal / Boy In The Well / Drive / High Speed Train / Everybody Hurts / Leaving New York / Imitation Of Life / Electron Blue / The Great Beyond / I Wanted To Be Wrong / The One I Love / Final Straw / Losing My Religion / Walk Unafraid / Life And How To Live It
Rappels : What's The Frequency, Kenneth ? / Finest Worksong / Aftermath / Permanent Vacation / I'm Gonna DJ / Man On The Moon

A noter que R.E.M. sera en concert à Paris-Bercy le 8 février 2005.


www.remhq.com
homepages.ihug.com.au/~darryl74/

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 10/01/2005

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