16/07/2019  |  5211 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 15/07/2019 à 16:47:51
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique concert
Garbo and the Adjectives

+ Marcel agace les Filles
Fairfield Café (Toulouse)
vendredi 7 janvier 2005

L’année de concerts 2004 s’étant clôturé pour ma part avec beaucoup de sueur au Fairfield avec EXPERIENCE, l’année 2005 recommença dans ce même lieu avec autant de sueur et beaucoup d’espoir rock’n’roll retrouvé. En première partie des Garbo-Garba-Hey!!!, se tient, le cul posé, Marcel de Marcel agace les Filles devant un public ami, présent et bon esprit. J’ai entendu qu’ils étaient d’habitude plusieurs sur scène, mais là… ce n’était pas le cas. J’ai lu que cet homme au col bien droit faisait du rock pop, mais là… ce n’était pas le cas. J’ai entendu ouhahaou, cela ressemble à M, mais là… ce n’était pas le cas. Alors je vais vous dévoiler ce que j’en pense.

Tout d’abord, Marcel joue de la guitare électro-acoustique tri frettes parce que après la troisième c’est trop loin. S’attachant à des rythmiques justes mais maintes fois entendues, Marcel chante, c’est vrai, mais les ouiouahouaiahoui aigues n’ont pas fait du bien à mes oreilles. Et puis, finalement j’ai trouvé les paroles assez bateau, genre De Palmas (Je suis une goutte dans ton sang…) mais sans les refrains lobotomisants, donc du coup je n’ai pas retenu les paroles. Ne m’en veuillez pas, je ne suis pas méchant et je n’ai rien envers Marcel, mais des bonhommes comme lui dans la musique (si c’en est ; non mais !) j’en rencontre tous les jours. Toutefois, j’admets que c’est efficace, certains passent à la radio mais je trouve que c’est trop facile, et ce n’est pas une question de minimalisme. Cependant, Marcel agace les Filles permet de se remettre en question. En effet, étant agracé (= agacé + agressé) par le son, je me suis demandé si je n’avais pas de trouble de la personnalité de genre d’après le chat de Socrate. Mais apparemment, je n’étais pas le seul alors je me suis dis : nous sommes tous névrosés du genre féminin.


Garbo and the Adjectives par LE_M@SC

Mais si Marcel les agace, Garbo and The Adjectives a trouvé le moyen de les faire danser. Cette formation guitare basse batterie sait mêler la fougue du punk à la cradeur de la vague garage rock. Résultat : un public qui tressaute, qui vibre, qui pogote, bref qui vit et qui s’active. Arpentant toutes les frettes, Garbo nous apporte de l’air frais dans cette ville car en effet, je sais maintenant qu’il existe sur Toulouse au moins un groupe rock garage suivant les traces de ses prédécesseurs anglophones. Ces trois gars chantent en anglais et se sont improvisés cuisiniers pour distiller ce garage power 70s façon The Strokes à du punk américain sorti des Ramones, au final on pourrait rapprocher ce mélange à The Rapture sans ordinateurs et sans GPS, car ces gars là ne sont pas paumés, ils ont trouvé leur style et leurs influences (au fait, on a aussi eu droit à un Close To Me Garbesque). Par ailleurs, la mimique expressive du batteur tend à montrer qu’ils se font vraiment plaisir. Ce n’est que le début, il n’y a pas eu de rappel, mais peut-être que si le public avait insisté… Attention à ne pas les perdre de vue.


www.garbogarbo.net

auteur : Sylvain Silver - sylvainsilver ate hotmail.fr
chronique publiée le 11/01/2005

Partager


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire