16/07/2019  |  5211 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 15/07/2019 à 16:47:51
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Verone

+ Arman Méliès
Zèbre de Belleville (Paris)
dimanche 9 janvier 2005

Verone brille au firmament, épaulé par sa bonne étoile Alaska. Verone chevauche à bride abattue contrées désolées et lagunes de fortune - J’ai vu des chevaux sous la mer. Verone bondit et ne demande qu’à mordre, griffer et rugir, tel un lion en cage retrouvant une liberté soudaine - Retour au Zoo. On pourrait enchaîner comparaisons et métaphores plus ou moins facile, Verone les excèderait.

Qu’est-ce que Verone ? Un quatuor, pas si facile que ça à définir. Un récitant mi-Christophe avant le retour mi-néo Katerine à la voix moins traînante. Un mi-temps bassiste, synthés, accessoirement batteur. Une modeste guitariste, lorgnant vers notre Amérique intime, habile constructrice d’univers désertiques chauds et boisés. Et un batteur insufflant son punch au groupe timide. Peut-être ça, mais pas seulement.
Des petites bidouilles par ci par là, mais pas des laborantins. Une juste mixture sur disque, un fragile échafaudage sur scène, en live sur le fil du rasoir. Mais du bon côté.

Dimanche soir, Zèbre de Belleville. Buzz Bayon donc concert Libé. Tant mieux et tant pis pour les grincheux. Après Arman Méliès, trop pro pour convaincre (nous préférons Angil en solo dans le genre français hybride), Verone s’avance. Arène ou aubaine, vaincre les appréhensions, oublier la tension, penser rédemption. Verone, tout à sauver. Et à soutenir.
Un Alaska chaudement habillé Mazzy Star pour l’hiver, contrebalançant la neige projetée en fond(u). Caméléon en balade, version avance rapide sur noir et blanc granuleux. Bal de l’Empereur cosy, bal des débutants (sans le seau de sang, on espère cf. Carrie au bal du diable) comme le susurre Fabien « Venez mordre la vie de vos lèvres fanées à pleine dents pourries »Silence Radio suggéré au banjo, instrumentation minimaliste avec percus bizarres à la richesse luxuriante. J’ai vu des chevaux sous la mer tubesque et repéré. Humble Jéricho, à la basse touchante. Rock Etre beau, joué fusion Experience et proche du name dropping Avril Vs Patrick Bouvet, vidéo opé chirurgicale crade (cf. série Nip /Tuck). Acoustique Cherokee. Et ainsi de suite, proposant des pistes, empruntant les chemins de traverse.

Mardi soir. Nouveau Casino. Chanteuse de Cornu dispensable, Verone en pleine forme. Plus d’assurance, de maîtrise, de liant entre les morceaux. Un son bien meilleur aussi et une idéale disposition scénique pour les projections vidéo. Fabien présente ses musiciens à mi-chemin et oublie encore de se présenter. Du Verone humble tout craché. Et un rappel encore plus orienté chevaux fougueux.

Fi de la facilité, vive la liberté ! Et hourra pour Verone, le groupe qui ose une reprise de Nino Ferrer version Neil Young noisy !

Prochains concerts de Verone :

28/01/2005 : Bordeaux, La Centrale
29/01/2005 : Toulouse, Le Fairfield
02/02/2005 : Paris, Gibert (Showcase)
08/03/2005 : Caen, université (festival chansons.fr)
17/03/2005 : Marseille, l'Intermédiaire
Et également à : Rennes, Belfort, Nancy, Roye...

Photos de Verone : Philippe Noisette (www.noisette.fr)


www.veronemusic.com
www.martingale-music.com

auteur : Stanislas de Guillebon - stan@foutraque.com
chronique publiée le 12/01/2005

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