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Robots in Disguise

+ Electrosexual
Le Kleo (Toulouse)
jeudi 3 mars 2005

Ce soir, rendez-vous avec Nicovara à 21h au Kleo afin d’assister au concert des Robots in Disguise.

Six quart d’heure toulousains après, sympa, DJ Leugat nous invite à prendre des anti dépresseurs pour suivre son mix de pose-vinyl bien adapté aux séances de Gym Tonic. Il y a donc une première partie qui n’était pas annoncée. Ma foi, ils auraient mis Emeline ça aurait été plus excitant. Cerise sur le gâteau, un guy déguisé en Colombo à Ray Ban et paillettes vient chanter Depeche Mode tandis que DJ Leugat, non je reconnais Flash Gordon, s’occupe du reste. Le phoenix à paillettes bat des ailes, le public applaudit !

Je trouve dommage que les organisateurs n’aient rien trouvé d’autre qu’un spectacle des Guignols. Ces deux rescapés des deux 2B3 habillés chez Kiabi ont choisi de se reconvertir à l’électro, ou du moins quelque chose qui veut s’en rapprocher. Il fallait vraiment de la cocaïne pour sautiller sur ce genre de conneries, regardez le gars de P.M.U.

Suspense ! Flash Gordon met un masque, je lui conseille de le mettre dès le début à l’avenir pour ne pas qu’on le reconnaisse dans la rue. Le morceau finit, il le retire, il a bavé comme un phoque dedans, autant, ce n’est pas une musique qui fait baver. Christine Bravo prend le relais du micro. Mêmes lunettes, texte à la main. Ce n’est pas très fantastique ni fantasmique. Mais cette électro dérisoire peut plaire… Croyant qu’elle arborait un badge foutraque, je me suis rapproché, mais ce n’était pas le bon. Je me rends compte alors que c’est l’équipe d’Electrosexual qui a préparé ce cabaret électro…

Plusieurs minutes après, Sue Denim et Dee Plume parviennent d’une allure robotique à atteindre leurs micros. Sue est à la basse et Dee à la guitare, tous les instruments sont programmés, seul le pipeau ne l’est pas. Entre les chansons du set elles s’arrêteront à chaque fois, pour changer d’instruments et surtout appuyer sur la commande de prog’. Un écran télé alimente la chanson de son clip.

Le show commence par Boys, puis suivent deux chansons du dernier album mis à l’honneur : Turn It Up et She’s a colour scientist. Sur Bad Seems, débute le temps des chorégraphies. Minimalistes, faciles à reprendre, seule la Robot Patrol (fans girls des R.I.D.) a le courage de l’éxécuter. C’est à mon goût trop illusoire. Suivie par la reprise You really got me, elles ne perdent pas l’allure. Dee au xylophone, Sue à la flûte au bec, le duo à totoche autour du cou féminise les Kinks.

« Et maintenant il faut danser pour de vrai ». Le message est clair pour le chamallow public. Sur The dj’s got a gun, les deux filles et particulièrement Dee vont tout donner pour faire danser la centaine de personnes venus les comater. La nuit, « Chanson pour les frenchies » se présente sur son plus beau jour. Sur Voodoo, deux bouts de tissus à paillettes vont faire office de déguisements pour l’exhaltation d’une scène de jouissance. Pour Diy, les deux filles désespèrent. La motivation est telle que la chorégraphie fait plouf ! Sur Cycle Song, peu de retours de l'assistance, dommage, car les R.I.D. fonctionnent avec les émotions dégagées par le public.

Au final, les flash enterrent les R.I.D., malgré l’interdiction de port d’appareils photos et robotisés pour cause d’interférences. Certes, elles s’attendaient à ce que le public participe plus à leurs délires, mais elles ont balancé leur sauce musicale, les caresses aux fans et les doigts à ceux qui dansaient pas, ce sont les récompenses. Venu que pour elles, il est fort regrettable que dans cette ville les programmateurs ne fassent jamais commencer les concerts à l’heure... C’est le bar qui est le plus content, en plus, la première partie ayant déprimé la salle, prendre la suite était dur…


www.robotsindisguise.co.uk
www.recallgroup.com

auteur : Sylvain Silver - sylvainsilver ate hotmail.fr
chronique publiée le 07/03/2005

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