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The Dirtbombs

+ The Randy Mandys
Club Kleo (Toulouse)
mardi 31 mai 2005

Il a changé de Premier Ministre pour une politique sans pente/côte, mais traçant toujours tout droit... Que peut-il encore rater ? Ma foi, je ne sais pas mais il a raté un nouveau concert des Randy Mandys en première partie des Dirtbombs.

Les Randy Mandys s’apprêtent à assiéger de concerts une ville de Toulouse encore peu ouverte à écouter le son de la rue. Il faut dire qu’ils y ont pris goût depuis leur passage à l’Autan. Avant les Américains, ces trois sauvageons du Sud-Ouest auront joué une grande partie du déjà chroniqué The Extra Soul Thing. Mais leur répertoire d’alléchante puanteur s’enrichit. Ainsi, on a eu droit à Fear No Reply sans la guitare pour cause de jack qui ne faisait pas son boulot. Mais il faut admettre que le guitariste Jérôme s’en est bien tiré. Première aussi pour une nouvelle compo bassique présentée samedi soir à un nouvel espion mandaté par Foutraque pour faire part des faits et gestes de la scène paloise. 72 Noes a pris une nouvelle signification avec la victoire du non aux élections européennes. Mais le public n’était pas d’humeur à reprendre les 72 NO !

Après avoir fait le ménage et changé de batterie, les gens font un pas pour déguster les bruits dangereux de The Dirtbombs. Eux non plus n'ont rien à défendre mais passent en revue les villes qui ont échappé à leur dernière vague d’hiver 2003 à la sortie de Dangerous Magical Noise. Leur musique est moins squelettique que les Randy Mandys. Il faut dire que 2 batteries, voire deux basses sur certaines chansons font de ce groupe de Détroit quelque chose de différent de leur scène locale. Bouilles ravagées à peine par la bière, les cinq membres de The Dirtbombs vont vite faire fonctionner leur set. Mick Collins, leur leader, guitare et chant, intervient peu pour prendre la parole entre les chansons, en effet c’est pas la peine pour faire rugir le public. Proche de celle de Lenny Kravitz bien que plus vitaminée, sa voix de crooner les mains dans le cambouis joue sans fausse note ses mélodies vocales grasses. Les guitares assurent un rôle plus punk rock. Fuck Off Arpèges ! En parlant des guitares, Mick s’est fait dj d’un soir par le scratch qu’il a effectué sur sa guitare. Il a aussi joué avec les dents, un grand classique. Mais finalement c’est cela qu’on aime chez The Dirtbombs. Ils ne cherchent pas à être modelés vintage, ne se peignent pas, n’ont pas une image apparente forte. Si ils veulent faire un solo à la Santana ils ne s’en priveront pas. Et tant pis si cela choque quelqu’un qu’ils n’aient pas les bons goûts qu’il faut avoir et qu’ils apprécient ce qu’il ne faut pas. Fuck Off Formatage Elitiste ! Tout est dit, Foutraque s’engage.


www.thedirtbombs.net
www.randymandys.com
www.obliqueprod.com

auteur : Sylvain Silver - sylvainsilver ate hotmail.fr
chronique publiée le 01/06/2005

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