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Mugison

+ José Gonzàlez
Café de la Danse (Paris)
lundi 9 mai 2005

Mugison : tout un programme, cet Islandais ! En mugison dans le texte, un concert ressemble à peu de choses près à ça : "My song le horrible pour commencer, a song sad as a truck. Now it's time to piss by beer". Un marteau piqueur emprunté à Einstürzende Neubauten, des rots et une toux forcée, enfin le tout fait un résultat qui me réveille après le somnolent José Gonzàlez et me plaît.
En gros, pour bien nous mettre dans son bain, une bonne bouillie électro éructée top cool. Le gaillard, impressionnant barbu trapu, donne l'impression de naviguer sur place entre ses mini-claviers et sa mugi-box magique.
La deuxième "chanson" nous est annoncée par un "I eat to much chocolate in Bruxelles and I have diarhea yesterday" qui ne passe pas inaperçu.
La suivante fait naître une mélodie de la cacophonie : le Mugi nous fait participer pour nous sampler, rajouter ses bruits de bouche, sa guitare et sa voix troublante.
Et de nous balancer, mine de rien, la vanne du siècle, en français s'il vous plaît : "Pourquoi les chauffeurs de taxi à Marseille font leur courses avec une échelle ? Parce que leurs prix sont trop hauts !" Ha ha ha, merci l'ami, on est plié, sans déc.
Puis c'est le tour du morceau romantique : "Cette chanson, je l'ai écrite quand ma petite copine m'a quitté et elle est revenue".  On en a presque les larmes aux yeux. Mais le clou de la soirée survient quand on ne s'y attendait presque plus : un morceau folk joué dans le noir et le dénuement le plus complet, plus d'artifices derrière lesquels se masquer, juste la mugibox qui éclaire du visage jaune-orangé de sa bien-aimée la guitare de l'Islandais. Inoubliable vision lynchienne tremblotante.

(Crédit photo : Cathimini)


www.mugison.com
www.jose-gonzalez.com

auteur : Stanislas de Guillebon - stan@foutraque.com
chronique publiée le 02/06/2005

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