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Thomas Dybdahl

+ Peter Von Poehl
La Boule Noire (Paris)
jeudi 2 juin 2005

Une soirée réservée à tous les amoureux de pop, folk, country, soul et rock...

Excellente soirée à la Boule Noire pour tous les amoureux de pop, folk, country, soul et rock avec Peter Von Poehl en première partie, puis Thomas Dybdahl et son épatant groupe en tête d’affiche… La soirée avait été placée dès le départ sous le signe de la classe puisque le Suédois Peter Von Poehl - un proche de Bertrand Burgalat et AS Dragon - avait charmé son auditoire avec ses morceaux de folk doux murmurés d’une voix cristalline et ses tentatives réussies de folk rock orageux. Avec une voix exceptionnelle (l’ombre de Nick Drake plane), de bons morceaux, sans oublier un contact à la fois drôle et touchant avec le public, Peter Von Poehl n’a pas besoin de « partenaires » autres que ses fidèles guitares (une acoustique, une électrique) et son harmonica. C’est dans le dépouillement le plus total qu’il séduit quasi immédiatement, et jusqu’à la fin de sa prestation…

La voie royale était donc toute tracée pour le très doué Norvégien Thomas Dybdahl et ses excellents musiciens... Comme ses chansons, légères comme l’air, sont superbement écrites, la musique du songwriter venu du froid ne tolérerait pas un groupe lourd ou énervé. En lieu et place d’un backing band disparate composé de professionnels absents, il a donc recruté de véritables modèles de finesse : chaque intervention de Pedal steel Guitar, d’harmonica, de vibraphone, de percussions, de basse, de batterie et d’orgue Hammond est un véritable ravissement pour les oreilles. Dans ces conditions (très favorables), le leader du groupe peut tout à loisir dévoiler l’énorme potentiel de sa voix en or (évoquant un Jeff Buckley sobre, avec énormément d’âme dans les cordes vocales) en croonant ses morceaux, ou en les susurrant avec une sensualité presque insupportable (demandez aux filles des premiers rangs ce qu’elles en pensent). Le classieux barbu (il porte un costard du meilleur effet, comme le reste de la troupe d'ailleurs) s’accompagne parcimonieusement et très finement avec sa fidèle Fender Telecaster. En face d’un tel étalage de talents divers et variés, le baromètre personnel du spectateur oscille donc entre le très beau, le sublime et le magnifique. Il n’y a rien en dessous… En plus, notre homme est manifestement ravi d’être là, de retour à Paris après un concert au Nouveau Casino qui lui laisse un souvenir impérissable, et ça se voit. Tout cela respire la passion et la joie de communier avec son auditoire ; celui-ci, très attentif pendant les morceaux, n’hésite pas à chanter en chœur à l’invitation des musiciens, et c’est un véritable bonheur à entendre. On en vient presque à croire que Thomas Dybdahl possède des pouvoirs surnaturels : son public chante divinement bien, au bon moment, en rythme et, ce qui ne gâche rien, juste… C’est très beau. Après avoir présenté les morceaux de folk rock mâtinés de country et gorgés de soul de ses deux excellents disques publiés en France, …that great october sound et Stray dogs, Mr Dybdahl accorde deux rappels, durant lesquels il joue, entre autres, une chanson magique, One day, you’ll dance for me New York City, qui laisse pantois d’admiration. Ne t'inquiète pas trop Thomas : après avoir envoûté Oslo, Paris et de nombreuses autres villes, il serait vraiment très étonnant que tes compositions laissent New York de marbre…


www.thomasdybdahl.com
www.glitterhouse.com
www.petervonpoehl.com

auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 04/06/2005

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