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Magnolia Electric Co.

+ Paloma
Nouveau Casino (Paris)
lundi 6 juin 2005

Magnolia Electric Co. : un long trip aux confins des grands espaces américains.

L'ancien maître d'oeuvre de Songs: Ohia, Jason Molina, a offert au public du Nouveau Casino un concert d’une rare intensité et d’une classe peu courante avec son nouveau projet Magnolia Electric Co. … C’est accompagné par une sorte de Crazy Horse country rock que le discret songwriter a présenté ses morceaux superbement évocateurs, en les chantant comme un Neil Young jeune, mais qui aurait mué. Le nom du groupe l’indique clairement, les atmosphères sont très électriques chez Magnolia Electric Co. ; pas moins de trois guitaristes sont présents sur scène pour participer à la création d’atmosphères country folk rock aux humeurs très changeantes (orageuses, alanguies, lancinantes ou terrifiantes). Jason Molina et son acolyte guitariste assurent des rythmiques parfaites et quelques solos extrêmement bien sentis, tandis qu’un troisième larron délivre avec sa guitare slide des sons tourmentés très prenants, qui illuminent ou assombrissent les morceaux du groupe. Comme le son est épaissi avec un claviériste/trompettiste et que la section rythmique est un modèle du genre, le concert de Magnolia Electric Co. constitue un long trip aux confins des grands espaces américains. Quand Jason Molina chante doucement ses histoires mélancoliques sur fond de tourmente qui se déchaîne ou se prépare, on y croit vraiment… Et l'on se retrouve dans un état proche de Songs: Ohia.

Paloma : un voyage au ralenti perturbé par des accidents soniques.

En première partie, le groupe français Paloma avait parfaitement réussi à plonger l’assistance dans l’atmosphère américaine de cette soirée très réussie. Les très bons morceaux de Paloma, chantés d’une voix grave et sourde (à la manière de Bill Callahan de Smog), évoquent souvent le Velvet Underground. Lent, sombre et chaotique, en un mot, pas très facile d’accès, l’univers de Paloma se révèle la plupart du temps idéal pour un voyage, certes au ralenti, mais néanmoins perturbé par des accidents soniques (solos dissonants, interventions de Pedal Steel Guitar aride). A découvrir…

(Photo : Dylan Long)


www.magnoliaelectricco.com
www.songsohia.com

auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 07/06/2005

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