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Tahiti 80

+ Tim Keegan
La Maroquinerie (Paris)
jeudi 2 juin 2005

Paris banlieue de Tokyo, ce soir, à La Maroquinerie. Le premier rang est investi de bonne heure par une nuée de Japonaises. Ce serait donc vrai : le Japon vénère un groupe de pop normand. Mais avant de voir des Japonaises en transe, quelques mots sur Tim Keegan.

Arrivé sur scène avec un tee-shirt Tahiti 80, personne ne lui prête attention, le prenant pour un roadie. Sinon, Tim Keegan chantonne de jolies chansons, à l’aide de sa voix, d’une guitare acoustique et parfois de son harmonica. Un énième disciple de Neil Young ? Pas vraiment, les chansons de Tim Keegan lorgnent plus du côté de Badly Drawn Boy. Comme ce garçon est bien élevé, il offre à son public un titre en français dans le texte, La vie normale. Sympa.

Après un verre à la terrasse de la Maroquinerie, il est temps de retrouver les Rouennais de Tahiti 80 pour mieux faire connaissance avec les morceaux de leur troisième album Fosbury, présenté sous influence R&B. Non, ne vous déconnectez pas, Xavier Boyer et sa bande ont juste ajouté un doigt de N*E*R*D dans leur pop spectorienne. Si l’album ne reproduit pas complètement le plaisir produit par son prédécesseur Wallpaper For The Soul, des morceaux comme Big day ou You like shine donnent une irrémédiable envie de se déhancher. Le public remue gentiment, les Japonaises se trémoussent et ne lâchent pas du regard Xavier. Pedro, fidèle a lui-même, tient toujours les cordons des vannes et de la basse accessoirement.
Entre deux morceaux, les blagues fusent entre lui et Xavier, qui joue plus dans le registre pince-sans-rire. Le groupe n’oublie pas de jouer ses petits classiques qui collent si bien à cette atmosphère de début d’été. Le nouveau single Changes fleure bon la glande, la plage, les garçons qui regardent les filles et vice versa. Tahiti 80 assume sans détour son statut de groupe pop ludique.
Premier rappel, Xavier oublie les paroles de Wallpaper For The Soul et se sent très seul, le reste du groupe n’ayant visiblement aucune idée de quoi parlent ses textes. Second rappel, impossible de partir sans reprendre en cœur Heartbeat qui produit son effet sur le public nippon. Tahiti 80 s’envole prochainement pour son pays d’adoption. Les blagues de Pedro y seront-elle traduites ?


www.tahiti80.com
www.departureloungemusic.com
www.radical-production.fr

auteur : Alexandre Pedro - pedro.alexandre@wanadoo.fr
chronique publiée le 07/06/2005

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