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Lisa Cerbone + [Lemoine] + Montana Discount

Fairfield Café (Toulouse)
dimanche 29 mai 2005, un soir de référendum

29 mai 2005, dimanche soir. Alors que la majorité des personnes était rivée sur son poste de télévision à attendre la réponse fatidique du référendum, Montana Discount, [Lemoine] et Lisa Cerbone s'étaient donné rendez-vous au Fairfield Café pour une soirée folk. Inutile de préciser que dans ces conditions le public ne fut pas nombreux à venir. Qu’importe cette absence, celle-ci permit de créer une chaleur intimiste, bien loin des querelles politiques.

C’est Montana Discount qui commença la soirée. Pour ceux qui connaissent un peu les artistes toulousains, Montana Discount c’est Thom, l’accompagnateur au trombone d’Angil. Et oui, le monde est bien petit et ce soir, Thom avait délaissé son trombone pour une guitare. Seul donc, il entama son petit tour de chant. Cheveux hirsutes, chemise blanche ouverte, Thom a tout d’un Bacchus humain aimant le vin et les femmes. Séducteur né, ses chansons parlent surtout des femmes, de toutes les femmes, celle rencontrées, séduites ou fantasmées. Des chansons contestataires, comme il aime à le dire, faisant sous-entendre que son corps comme sont cœur sont à prendre. Avis aux amatrices…

Vint ensuite [Lemoine], musicien que l’on ne présente plus. Familier da scène toulousaine, [Lemoine], avec sa voix grave et chaleureuse charma encore le public. Si parfois ses chansons furent un brin sombres et tristes, l’apport de Thom au trombone raviva l’atmosphère. Complémentarité parfaite entre ces deux musiciens, où l’écoute mutuelle créa de merveilleux morceaux, tantôt en français, tantôt en anglais.

C’est un peu plus tard dans la soirée, bien après le non du référendum, que Lisa Cerbone apparut sur scène. Accompagnée par les photos de Nyree Watt, l’artiste new-yorkaise prit possession de sa guitare, visiblement ravie de son premier séjour en France et de sa première date. Dès son premier morceau, nous pûmes constater l’étonnant accent de Lisa, haut perché, tout comme sa voix. Un petit délice qui se laissa savourer tout au long de la soirée. Prises individuellement, ses chansons révélèrent autant des cahiers intimistes parlant de sa famille, comme des poètes chers à son coeur. Malgré tout, on ne put que sombrer, vers la fin du concert, dans une sorte de monotonie eu égard au dispositif minimaliste de l’artiste : guitare sèche, voix et paroles en anglais. Un petit regret qui fut compensé par la présence des photographies de Nyree Watt. De belles photos, centrées sur l’enfance, qui prolongèrent à merveille l’ambiance des compositions de Lisa Cerbone. Si dehors le non avait empli l’atmosphère, c’est avec la certitude du oui que nous sommes couchés...


www.lisacerbone.com
travellingmusic.free.fr

auteur : DrBou - drbou31@hotmail.com
chronique publiée le 10/06/2005

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