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Stars

+ We are Scientists
Nouveau Casino (Paris)
mardi 6 décembre 2005

Pas besoin de connaître les subtilités de la fusion de l’atome pour savoir à quelle équation se réfère le trio de Brooklyn We are Scientists. Une équation sans vraiment d’inconnue, déjà vérifiée avec minutie par les Rakes, où le power-punk louche dangereusement sur le dance-floor. L’hypoténuse est courue d’avance. La guitare sera saccadée et la section rythmique se chargera de faire remuer le tout. La pilosité de cette section mérite le détour puisque le bassiste fait un concours à distance de moustache rigolote et de grosses lunettes avec Erlend Oye ; son collègue batteur a, de son côté, piqué la barbe de Pete Townshend. Plus troublant encore, le chanteur entretient une ressemblance troublante avec notre Bryan Flysave ; ce qui semble émouvoir deux adolescentes au premier rang.
Pour leur première escapade en France, nos scientifiques arrivent par instant à chauffer la salle au bec Benzen comme sur The Great Escape, single au PH connu mais à l’efficacité incontestable. Rien de neuf sous les blouses blanches, les titres défilent avec plaisir chez ces Nobel de saison.


We are Scientists

Après son groupe de jeunes coqs à la fougue maîtrisée, l’affiche propose sa formation de Montreal ; soient les tendances lourdes de l’année résumées en une soirée.
Comme Feist, Gonzales ou Metric, le duo moteur de Stars, Evan Cranley et Amy Milan, provient du collectif azimuté Broken Social Scene. Véritable centre de déformation où l’on s’exerce à torturer les codes de l’indie-pop pour mieux les réinventer. Sur son troisième album, Set Yourself On Fire, Stars verse dans des compositions moins à rebrousse-poil, plus proches des dernières rêveries des Flaming Lips.
Sur scène, le groupe se déplace en nombre (huit) comme les voisins d’Arcade Fire, mais sans doux-dingue pour jouer des percussions avec un casque de moto. Le set des Canadiens saute de ballades vaporeuses sympathiques à des envolées plus déraisonnables, pas sans rappeler les toges de Polyphonic Spree. Quand ils laisse le micro à Amy Milan, Evan Cranley saisit sa trompette et transforme le groupe en une fanfare aux effets euphorisants. Leurs compatriotes venus en nombre assurent la claque et peuvent bomber le torse. En 2005, le Canada aura été généreux avec son maudit cousin français. Et dire qu’en retour on leur a fait garder Alain Juppé !


www.arts-crafts.ca/stars/
www.wearescientists.com
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auteur : Alexandre Pedro - pedro.alexandre@wanadoo.fr
chronique publiée le 10/12/2005

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