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Inrocks Indie Club #3 : Stuck in the Sound + The Kooks + Apartment

La Maroquinerie (Paris)
jeudi 15 décembre 2005

Le concept des Inrocks Indie Club, c’est l’Entente Cordiale entre deux groupes britanniques « prometteurs » (pour cette soirée les guillemets ne sont pas de trop) et une jeune formation française qui cherche à se faire les guitares. Le hic, c’est que nos amis anglais ont la main sur le coeur quand il s’agit de nous envoyer leurs pétards mouillés.

Stuck in the Sound : les deuxièmes seront les premiers

Stuck in the Sound ouvre face à un public clairsemé ; visiblement ça sent déjà les vacances et le sapin. Mais les courageux seront récompensés. A l’instar des HushPuppies, les quatre Parisiens prouvent que français n’est pas un antonyme de rock. Deuxième du concours CQFD des Inrockuptibles derrière le passable Spleen, Stuck « Poulidor » in the Sound confirme les espoirs placés en la formation. Voilà des jeunes gens plus préoccupés par leurs compos que par leurs garde-robes, du rock à tee-shirt donc, mais qui réserve sa classe pour aligner des giclées power-pop salvatrices (Delicious Dog, I Shot My Friend). Le fulgurant ToyBoy (présent sur la compilation CQFD) touche au sans faute avec ses ascendants à la Pixies, une voix qui joue aux montagnes russes et ses guitares épidermiques weezeriennes. Un set - trop court - tendu vers l’essentiel, joué par des mecs aux oreilles bien nettoyées qui ont découvert le rock bien avant 2001. Tremblez poseurs collégiens des beaux arrondissements, les vieux viennent botter vos petites fesses !

Les Kooks roulent à l’ordinaire

Désolé pour eux, mais avec la fin d’année la saturation en nouvelle sensation indie est proche. Les Kooks ne sont pas les pires du lot. Il y a même les deux hits syndicaux requis. Mais se croire la réponse anglaise aux Strokes, est-ce encore un métier d’avenir jeunes gens ? Leur prestation débute par trois morceaux en acoustique. Mon esprit divague vers mon dernier relevé bancaire ou ma liste de course chez Monoprix. Une fois la prise électrique trouvée, le groupe livre sa dose de pose, de chansons déjà écrites par d’autres plus doués. Le chanteur frisé joue au petit coq face à des demoiselles trop facilement impressionnables. Qu’il en profite avant que le nom de son groupe ne rejoigne le purgatoire des hype éphémères.

Le néant adore Apartment

Dans la catégorie clone d’Interpol, Apartment n’a rien compris. A moins que lorgner sur Joy Division avec le regard bovin de U2 soit un acte de sabotage pur et simple de cette statue du commandeur. Si vous souhaitez une définition plus précise de leur musique, je vous renvoie au Dictionnaire des Synonymes au mot néant. Le chanteur parle un peu français mais on n’a pas vraiment envie de discuter avec lui. Une heure de mon existence sauvée par le sourire timide de ma charmante voisine.
PS : je tiens à prévenir le Père Noël que si je trouve l’album de ces balourds sous mon sapin, je le crame, lui et ses rênes, dans ma cheminée !


www.stuckinthesound.com
www.thekooks.co.uk
www.weareapartment.com

auteur : Alexandre Pedro - pedro.alexandre@wanadoo.fr
chronique publiée le 19/12/2005

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