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Queen Adreena

+ Volt
+ Cobra Killer
Café de la Danse (Paris)
jeudi 1er mai 2003

Alors qu'on annonce des concerts de Queen Adreena en France en 2006, retour sur la deuxième soirée du festival « Les Femmes s’en mêlent » 2003 qui promettait d’être déglinguée, et qui l’a été au-delà des espérances... Pourvu qu'il en soit de même pour les Volcaniques de Mars, le 10 mars 2006 !

Volt :

C’est le groupe electro punk Volt qui lance les hostilités ; ce combo déjanté est bâti autour d’une chanteuse guitariste, d’un chanteur et d’un homme aux machines. Voilà comment cela se passe sur les planches : la guitariste pousse des cris suraigus en jouant des accords punk, son collègue se permet des vocalises plus graves mais tout aussi singulières, et pendant ce temps-là, les boites à rythmes tournent à plein régime. Le résultat, drôle et dansant, rappelle les Cramps Poison Ivy et Lux Interior, Suicide et Bérurier Noir… A voir sur scène !

Cobra Killer :

Ce qui suit tient plutôt de la performance que du concert… Cobra Killer est composé de deux femmes allemandes assez court vêtues qui hurlent des inepties en s’aspergeant de vin rouge, le tout sur une bande son ultra saturée. Le résultat est assez drôle et vaut le coup d’œil, surtout quand ces charmantes brunes se font porter par le public, hystérique conformément à leurs souhaits, en continuant leurs vocalises aiguës ! Après avoir avalé le micro, l'avoir glissé entre leurs poitrines généreuses, avoir jeté des spaghettis au public, fait du hula hop et remercié tout le monde, il est grand temps de regagner les loges au bout d’une demi-heure.

Queen Adreena :

On croyait avoir tout vu avec Volt et Cobra Killer mais avec Queen Adreena… ça va encore plus loin ! Car la chanteuse de ce combo survolté est carrément le pendant féminin de James Osterberg, alias Iggy Pop ! Comme le leader des Stooges, Katie-Jane Garside finit torse nu, maltraite son guitariste à grands coups de pieds, de poings et de micro, se jette dans le public et exécute des contorsions suggestives… Elle semble, elle aussi, fascinée par les crooners car elle débute le concert par une chanson a capella troublante et se lance - entre deux brûlots - dans de petites ballades/interludes où elle susurre des textes torturés. Dans ces courts moments d’accalmie sonique, on pense à des berceuses composées par la chanteuse islandaise Björk. Mais pendant la majorité du set, Katie-Jane surfe en hurlant du fond de ses tripes sur le punk indus bizarre délivré par un bassiste, un batteur et le guitariste Crispin Gray, qui n’en mène pas large. Car cela finit réguliérement en pugilat entre elle et lui ! Toute cette violence musicale et physique est assez fascinante... mais on n’aimerait vraiment pas partir en tournée avec la chanteuse de Queen Adreena, ou pire : avoir à lui poser des questions quand elle est dans cet état là ! Mais c'est sans doute grâce à cette débauche d'énergie brute que les prestations de Queen Adreena sont à voir au moins une fois dans sa vie (si on aime le rock 'n roll, bien sûr... ).


www.queenadreena.com


auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 27/12/2005

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