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Nashville Pussy

+ Tokyo Dragons
+ Cool Kleps
Elysée Montmartre (Paris)
samedi 17 décembre 2005

"Bande de petites graisseuses, bandes de petites graisseux..."
Dès que retentissait cette singulière intro sur les ondes de la radio périphérique RTL, l'auditeur avide de sonorités qui scotchent momentanément l'oreille à l'enceinte, devinait qu'il allait être enfin rassasié, au cours de l'émission Wango Tango.
Animée par Francis Zégut, cette quotidienne nocturne des années 80, contait les aventures du pathético-sympathique Gros Rougeot et ses singulières péripéties au camping des Flots Bleus, en compagnie de sa chère et tendre Bobonne. Tout un programme basé sur le sens de l'improvisation de Zégut et rythmé par des riffs hard-rock, à une époque où les groupes pullulaient !
20 ans plus tard, la production métallique est devenue bien austère. A de rares exceptions près.

Convié par le tourneur indépendant Jostone Traffic, Nashville Pussy allie crédibilité scénique et compos à la fois terriblement efficaces et aisément identifiables. Pour la dernière date de leur épique tournée européenne (17 shows en 18 jours) à l'Elysée Montmartre, les Pussy avaient conviés les Cool Kleps et les Tokyo Dragons. Apéritif sixties, les Cool Kleps, emmenés par Jean-Luc Jousse (par ailleurs mentor de Jostone Traffic) déroutaient une partie du public avec quelques hymnes rythm'n'blues (dont une reprise de Gloria).
Venus en masse, les adeptes du signe du diable avaient ressorti la panoplie complète du bon petit hardeux : blouson en jeans avec patches vintage d'Iron Maiden et de Mötley Crüe, jeans serrés d'époque et attitude un peu primaire (intemporelle ?).
Munis d'un seul riff en poche (mais quel riff !) les Tokyo Dragons, nouveaux venus sur la planète métal, allaient (ré)chauffer la salle, avec du bon gros son. La tignasse longue et grasse agitée d'avant en arrière, le pantalon moule-burnes et l'esprit sevré à la bière très bon marché, le jeune combo rappelle à certains moments les Datsuns. Une quarantaine de minutes en leur compagnie permettra de juger de la capacité du groupe à séduire une fosse en mal de décibels et d'hymnes en deux accords.

Absent des planches parisiennes depuis près de deux ans, Nashville Pussy n'eut aucune difficulté à parfaire ce qui avait été initié par les 4 chevelus qui les avaient précédés : achever une foule grâce à un hard-rock'n'roll de haute facture.
Go motherfucker go, Come on fuck you, Say something nasty... Tous les hymnes du Pussy seront jetés en pâture à une assemblée qui en redemande. Mené par le furieux sexy-rondouillard Blaine Cartwright et ses éternelles bacchantes, Nasvhille Pussy s'appuie également sur une paire rythmique, que toute formation rock digne de ce nom doit ou devrait envier : Ruyter Suys à la six cordes et Karen Cuda à la basse, chacune ignorant ce que signifie être statique sur scène et sachant faire face au machisme qui leur temps la main ou les doigts en permanence... Jeremy Thompson complétant le tableau, derrière les cymbales. Cartwright enfilera un bonnet de Père Noël, des plus seyants, et sortira de sa hotte un phénoménal You shook me all night long d'AC/DC et invitera chacun à l'entonner jusqu'au bout de la nuit...

Lire également :
un compte-rendu du show de Nashville Pussy avec les BellRays le 19 avril 2005 au Printemps de Bourges.


www.nashvillepussy.com
www.tokyodragons.com
jostonetraffic.free.fr

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 27/12/2005

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