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The Hard-Ons

+ The Bloody Hollies
Point Ephémère (Paris)
mardi 21 décembre 2005

C'est toujours juste avant la (trop) longue trêve de Noël que les concerts rock sont les plus excitants.
La jeune association garage parisienne Get Action proposera la dernière grande soirée de l'année 2005 digne de ce nom, et célèbrera inconsciemment (?) le renouvellement des générations.
C'est en effet le mardi 21 décembre que les cultissimes Hard-Ons achevaient une tournée mondiale célébrant 21 années de bons et loyaux services dévouées au sacro-saint rock'n'roll !

Avant qu'ils n'envahissent les planches d'un Point Ephémère rempli comme rarement, les Australiens nouvellement quadragénaires n'avaient certainement pas prévu qu'un jeune groupe américain ayant à peine 21 ans de moyenne d'âge ne leur vole la vedette, sans aucune difficulté.
Car les Bloody Hollies, vêtus de chemises blanches et de cravates noires, enflammèrent la scène sitôt le premier accord joué. La tension ne rechutera que lorsqu'ils salueront le public abasourdi.
Durant près d'une heure, ils proposeront des mélodies abrasives guère entendues depuis l'apogée sonique du début des années 90. Le quatuor composé d'un grand bassiste possédé, d'un chanteur blondinet à la voix éraillée maniant la 6 cordes comme un forcené, d'un très jeune guitariste frisottant et d'un batteur puissant, donne l'impression d'avoir toujours excellé et semble incarner à lui tout seul ce que devrait être le rock du 21ème siècle.
Difficile de revenir sur terre après une telle révélation.

Le show des Hard-Ons parut bien fade ensuite, malgré la qualité des compos pop-punk du quatuor. Sous la forme d'un trio, avec Blackie le gratteux sataniste végétarien, Ray espèce de Gene Simmons sous acide maniant la basse et Pete, le "new kid on the block" derrière les fûts, les Australiens dégainèrent et revisitèrent en quelques morceaux 25 ans de métal alternant thrash de la Bay Area avec du doom scandinave... dur à suivre.
Lorsque Keish, dandy gominé et ex-batteur, fit son apparition, les Hard-Ons redevinrent enfin le fameux combo légendaire, à travers une salve de tubes mêlant influences Ramones et Beach Boys.
Le show des Hard-Ons aurait certainement été inoubliable si les Bloody Hollies n'avaient pas joué le même soir...


www.hard-ons.net
www.bloodyhollies.com
www.pointephemere.org

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 01/01/2006

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