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Foo Fighters

+ The Secret Machines
Zénith (Paris)
samedi 28 janvier 2006

Les 58 centrales nucléaires françaises avaient heureusement été judicieusement prévenues.
Ce samedi 28 janvier, elles allaient devoir augmenter considérablement leur capacité de production, en raison de la présence exceptionnelle, sur notre sol, des Foo Fighters.
Quatuor vorace en consommation d'électricité et peu avare en débauche de décibels.
Le Zénith de Paris faisait face en effet à son premier réel assaut sonique de l'année, quelques jours après la prestation tranquille des bientôt sexagénaires Deep Purple.

Dave Grohl, 37 ans, continue à vociférer comme un jeune fougueux et à charger la foule avec du gros son - pas forcément toujours agréable !
Il est, cependant, l'un des très rares trentenaires de la déferlante grunge à avoir plutôt bien vieilli.
Issu d'un trio légendaire sabordé au sommet de la gloire, l'ex-batteur a rapidement rebondi en se positionnant en tant qu'auteur-chanteur-guitariste des Foo Fighters.
Certes les Foo n'ont pas sorti de très grands albums - hormis le premier en 1995 qui recèle un nombre incalculable de perles de rock mélodique - mais ils ont publié avec régularité des singles surpuissants : I'll stick around, Monkeywrench, Learn to fly, All my life, Time like these (utilisé par W. Bush lors de sa dernière campagne présidentielle, sans l'accord de Grohl), Best of you...
The Secret Machines, avait l'honneur de faire patienter une salle archi-bondée (l'âge du public variait de 10 à 50 ans), acquise entièrement à la cause des fans de Roswell. Nombreuses étaient les personnes à l'extérieur, prêtes à tout pour faire partie des 6 000 privilégiés (dont une cohorte impressionnante de sujets de sa Majesté). Distillant un rock lourd et psychédélique, avec une batterie digne de "Black Sabbath meets The Melvins", les américains se font plaisir et donnent envie de fouiner dans leur discographie récente, afin de dégoter quelques pépites qu'ils semblent avoir généreusement gravées.

Et les Foo Fighters débarquèrent. Comprendre Dave Grohl et les trois autres...
Anonymes, discrets et camouflés par leurs barbes respectives, Shiflett, Mendel et Hawkins ne sont que des faire-valoir de la star, amie de tous les groupes qui cartonnent actuellement (Queens Of The Stone Age en tête). Seul Hawkins tirera légèrement son épingle du jeu au cours du show. Le transfuge d'Alanis Morrisette, qualifié de beau gosse par Grohl, poussera la chansonnette sur un titre, tandis que ce dernier regagnera les fûts quelques minutes et démontrera qu'il n'a rien perdu de sa technicité.
Le set se déroulera ainsi par à coups. Tantôt génial, The big me en version acoustique ou grandiose, l'arrivée scénique avec un jeu de lumières époustouflant, trois écrans diffusant des images du show ou d'archives (noir et blanc, pixellisées ou encore live)... Parfois (un peu) lourd avec les rugissements excessifs de Grohl ou des riffs franchement pas assez dégrossis.
Le public, tolérant ou indulgent voire hardcore - un nombre incalculable de t-shirts sera vendu - clamera haut et fort sa joie d'être présent à cet événement. Après tout Grohl est partie intégrante de l'histoire de la musique rock depuis 15 ans.
Et sa promesse de revenir en des lieux plus intimes pour une tournée acoustique, avec orchestre à cordes, laisse présager des moment intenses retentissants...


www.foofighters.com
www.thesecretmachines.com
www.radical-production.fr

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 29/01/2006

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