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Hoepffner + Andrew Sweeny

La Chapelle (Toulouse)
lundi 27 février 2006

Le lundi n’est pas un jour facile. On y traîne la fatigue et les excès du week-end en sachant qu’il nous reste encore une semaine de travail à tirer. Généralement, on est donc pas trop motivé pour sortir. Mais la fatigue est vite oubliée en sachant que l’on va assister à une soirée du label Travelling Music à la Chapelle, lieu unique et magnifique. En plus le concert a lieu à l’heure de l’apéro et L’atelier idéal (l’association qui gère la Chapelle) appelle cela « C’est relâche ». L’atmosphère de la salle est donc détendue.

En arrivant sur les lieux, j’apprends avec joie que notre ami Hoepffner va faire la première partie. À vrai dire, je suis très surpris car j’ai toujours un peu douté du fait qu’il soit musicien. Pour avoir croisé ce grand bonhomme, un brin timide, à de nombreux concerts, je le savais passionné de musique, mais je ne l’imaginais pas sur une scène. Mais après ce premier concert, je trouve que l’habit de musicien lui va comme un gant. Accompagné d’un [Lemoine] toujours juste, distillant délicatement des sons de guitare électrique, la musique d’Hoepffner est à l’image du personnage, simple, abordable et touchante. Un mélange de folk, de chanson et d’esprit bossa nova pour les mélodies gaies alors que les paroles ne le sont pas forcément. Au final, une musique atypique à l’image de sa voix. Rien que la lecture des titres du répertoire d’Hoepffner est une invitation à la poésie et au rêve : Feuilles d’algue, L’apparition de la beauté, Ton sexe est une étoile, Les vagues…Sur Yo tengo just one heart, il mélange allègrement l’italien (approximatif), l’espagnol, l’anglais et le français faisant voyager nos oreilles. Le dernier morceau du set, Jeanne Moreau Tokyo Live, me fait penser à du Katerine version folk : une véritable hymne d’une génération désabusée mais qui ne perd pas espoir.

Ensuite la prestation d’Andrew Sweeny est aussi impeccable et d’une autre dimension. Sa voix sonne à merveille. Sa prestance et son jeu de guitare dégagent un certain charisme. Il heureux de jouer ici et nous d’écouter son excellent dernier album. Accompagné également de [Lemoine], il rend un hommage simple et touchant à Aroah en jouant la chanson Cantina.

Je sors de la chapelle le cœur léger. Dehors on rencontre un joyeux luron qui nous chante, je ne sais pour quelle raison, du Claude François. Décidément, c’était bien un lundi au soleil.

(Photo : Emmanuel - musica_maestro@hotmail.com)


travellingmusic.free.fr
www.abri.org/atelier-ideal

auteur : Nicovara -
chronique publiée le 08/03/2006

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