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The Black Crowes

Shepherd's Bush Empire (Londres)
samedi 18 mars 2006

Chez les Black Crowes une chose est sûre, le cheveu long est de rigueur. En dehors de ça, pas d’artifices, c’est une bande de rockers hippies qui ne s’embarrasse pas de tenues de scènes, chorégraphies, et autres décors.

Après une séparation en 2001, les frères Robinson écument à nouveau les salles américaines depuis un an, revenus à leurs bases avec le retour du guitariste déterminant pour le son du groupe, Marc Ford, et du non moins déterminant Steve Gorman à la batterie. Ils étaient à Londres pour trois dates sold out en mars.

Entrée en matière sur le riff de No speak no slave et on retrouve le son qui les a faits connaître sur The Southern Harmony and Musical Companion. L’enchainement se fera sur deux ou trois morceaux de la même trempe, riffs bien lourds complémentés de breaks aux claviers et premières banderilles à la SG par Mr Ford.

A partir de là, le penchant des Crowes à jammer va s’immiscer dans leur rock’n roll, et les morceaux vont s’étirer de plus en plus. L’enchaînement Ballad in Urgency / Wiser time qui durera bien une vingtaine de minutes mènera le public par monts et vallons, tantôt bercé par les claviers, sautillant au rythme de la batterie, ou partagé entre la slide d’un côté et la guitare de l’autre. La voix et la présence scénique de Chris Robinson finissant d’envelopper le tout.

Après un intermède acoustique, on repart de plus belle par un jam qui commence tranquillement et où les couches viendront se superposer pour déboucher sur l'un des morceaux de bravoure du combo, Thorn in my pride. Là encore, c’est la porte ouverte à l’improvisation, à commencer par un solo de batterie surpuissant et concis, rejoint par les maracas, puis par l’harmonica, et tout le monde viendra s’en mêler et faire monter la température avant que Marc Ford ne mette tout le monde d’accord et ramène les troupes dans le droit chemin avec sa guitare tranchante pour retrouver la fin du morceau. Et voilà comment le public va atterir après une séquence de musique d’une demi-heure à couper le souffle.

C’est le moment du break de 10 minutes avant d’attaquer le deuxième set.

On rattaque un peu comme on avait commencé, à savoir par du rock US avec l’esprit et la chaleur des Etats du Sud. Le rythme va s’apaiser avec un superbe morceau de Neil Young, Alabama, dont l’esprit colle parfaitement à l’ambiance du soir. Et puis l’intro au piano de la triste ballade Descending démarre, accompagnée plus tard par les passages de slide qui gémissent, et le public est redevenu très calme. Mais c’est pour mieux enchainer sur Downtown money waster, sorte de Honky tonk women, qui débouchera là encore sur un jam, qui débouchera à son tour sur un Share the ride bien gras, et non moins étiré.

Le concert se terminera sur deux hits du groupe, Remedy et Jealous again qui raviront les fans venus pour ça, et qui vont secouer les fans plus avertis, déjà comblés par tant de jams et de morceaux méconnus. L’ultime note de la soirée sera Around and Around, repris en son temps par le Grateful Dead, une des influences majeures du groupe.

Après quasiment trois heures de show, en deux sets d’une heure vingt, les Black Crowes ont joué des morceaux de leur six albums, d’autres morceaux jamais publiés, et des reprises de leurs références musicales, tout ça sans compter les jams. Un bel exemple d’intégrité, de talent, et de générosité.

Un dernier mot : pour avoir assisté au concert du lendemain, seul point commun : la durée. A part ça, pas un morceau n’a été répété, la setlist était complètement différente.

Les enregistrements de ces concerts sont disponibles sur :
https://www.live-store.com/index.asp?shopid=4

Setlist :
http://getlive.co.uk/gallery/blackCrowesPLay/index.asp


www.blackcrowes.com
www.shepherds-bush-empire.co.uk

auteur : David Lesven - tybreizh@hotmail.com
chronique publiée le 30/03/2006

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