07/12/2019  |  5277 chroniques, 170 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 06/12/2019 à 11:40:08
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique concert
The Futureheads

Nouveau Casino (Paris)
mercredi 29 mars 2006

Au risque de radoter, je le répète encore une fois : « Qu’attend donc la France pour donner aux Futureheads la considération qu’ils méritent ? » S’il faut passer au 13 heures de Pernaut pour être entendu, alors je me dévoue. Pour leur deuxième escapade parisienne (après le Festival des Inrocks en novembre dernier), les quatre de Sunderland transpirent toujours la classe dans leurs chemises bien repassées.

Le groupe ouvre sur Decent Days and Nights, le In The City putatif des années 00. La comparaison avec les Jam colle bien : riff cintré, fureur contenue et génie mélodique deux têtes au-dessus de la mêlée. Les Anglais jouent vite, serré et donnent de la voix. La voix, les Futureheads la mettent en quatre. Les micros n’ont rien de décoratif, du bassiste au batteur tous l’ouvrent. Une véritable démocratie vocale on vous dit. Un souci du chœur qui tombe à pic, pas vu depuis, au hasard, les Beatles (passons sur les tentatives I Muvrini et Pow Wow plus près de chez nous).

Avec Robot, Meantime, A To B  et a peu près tout le reste de leur premier album, il y a en stock de quoi monter une douzaine de hype biodégradables. Pour ne rien gâcher, le groupe dispose d’un batteur flegmatique de grande classe. Le premier rencard avec les chansons du futur opus - prévu pour l’été - ne coupe pas l’euphorie. Ces garçons font bien leurs devoirs et remplissent leurs guitares à spirales de tubes furieux. Avec Area, un braquage à la Take Me Out n’est pas à exclure. Comme Franz Ferdinand, les Futureheads n’affichent pas la morve de rigueur chez les aspirants rock-stars. Non, voilà juste quatre types à l’éducation irréprochable, capables de redonner une foi aveugle dans le rock anglais.

En rappel, ils poussent le bon goût à se réapproprier A Picture of Dorian Gray, pépite d’érudition pop prêtée par les Television Personalities. Pendant ce temps là, l’équipe de Sunderland réalise la plus mauvaise saison de l’histoire du championnat anglais. On ne peut pas tout avoir.

(Photo : Barney Britton)


www.thefutureheads.com
www.myspace.com/thefutureheads
www.nouveaucasino.net

auteur : Alexandre Pedro - pedro.alexandre@wanadoo.fr
chronique publiée le 31/03/2006

Partager


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire