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Robert Plant and the Strange Sensation

+ Orange Blossom
Zénith (Pau)
jeudi 30 mars 2006

Le dernier album solo de Robert Plant, Mighty Rearranger, acheté à l’occasion de sa venue à Pau, a été une bonne surprise : j’en serais presque à me demander qui avait vraiment le pouvoir au sein du Zep, tant on y retrouve les accords puissants et caractéristiques du dirigeable.

Cependant, quelques années après l’excellentissime tournée Page-Plant, c’est avec une certaine appréhension que je me rends à ce nouveau rendez-vous. Oui, cela ne pourra être que moins bien… Comment surpasser le déluge d’électricité qui s’était abattu sur la patinoire Mériadeck de Bordeaux en 1999 ? Et puis les deux comparses qui m’accompagnent veulent gagner les gradins plutôt que de rester dans la fosse : nous sommes certainement trop vieux maintenant pour tenir deux heures droit dans les bottes…Bref, prise de position assise ; on attend patiemment l’heure une bière à la main.

Nous avons droit à une première partie assez soûlante (Orange Blossom) avec un groupe faisant la part belle aux percussions et qui distille une sorte d’électro orientale. Comme toute première partie, ils ont le mauvais goût de jouer le(s) titre(s) de trop qui finit (ssent) par me faire perdre patience…

Un petit quart d’heure suffit pour débarrasser la scène et préparer l’arrivée de Robert Plant et de ses Sensations. Tandis que le noir se fait, la salle se met à résonner d’un sample de Shine it all around qui s’éternise un peu… Et c’est l’arrivée de l’ex-frontman du Zep avec ses musiciens. Début en douceur avec un morceau inconnu (s’il est sur l’album, il ne m’a pas marqué !) puis décrassage des tympans avec un second titre en diable, rock et saturé.
Ensuite, la set-list est bâtie sur le schéma suivant : un titre de Led Zep, un titre du nouvel album, un titre de Led Zep, un titre du nouvel album … même si Robert se plante parfois un peu dans ses annonces et doit vérifier sur la liste au pied de son micro à cause de ses « yeux usés » ! ! ! En tout cas, il s’agit d’un parti pris intéressant qui évite toute lassitude à l’auditeur même si le dernier album tient tout à fait la route.
Parmi les titres récents, Tin Pan Valley se distingue, sublimé et encore plus rageur sur scène que sur disque. Toujours fidèle à son goût pour les ambiances orientales, Robert Plant arrange de nombreux morceaux à cette sauce et les reprises du Zep telles que Four Sticks, Going to California ou Friends se prêtent très bien à ce traitement. Une chance pour moi, la plupart de ces titres sont parmi mes préférés. Le public semble aussi ravi. De fréquents sondages dans mon proche entourage me font découvrir des quadras, assis un peu paresseusement sur leur siège, mais le visage paré de sourires béats mêlés de nostalgie et de satisfaction devant la qualité du spectacle proposé. Friends sera pour moi la première vrai accroche dans ce concert. When the levee breaks, superbement réinterprété, sera un moment fort et conclura avant les rappels.

Bras tendus et bonds dans la fosse salueront finalement un Whole lotta love introduit sur un tempo bluesy pour finir incandescent et qui nous restera derrière les oreilles en quittant le Zénith.

A lire également, une chronique du concert donné par Robert Plant and the Strange Sensation à Bordeaux en novembre 2005.


www.robertplant.com
www.zenith-pau.fr

auteur : Christophe Réger - chris_651400 (at) yahoo.fr
chronique publiée le 09/04/2006

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