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Wraygunn

La Maroquinerie (Paris)
jeudi 4 mai 2006

La décadence grecque ou romaine, on l'imaginait vécue par des grabataires nantis gobant des raisins par grappes entières allongés sur des tapis, buvant du vin à même l'amphore, sacrifiant des poulets juste par sadisme, s'adonnant à des séances de libertinage inimaginable et à des orgies sans fin...

A la Maroquinerie, Paulo Furtado et ses Wraygunn donnèrent leur propre définition du déclin de la civilisation occidentale...
Sexe, drogues et rock'n'roll (cela peut aussi rappeler vaguement un vieux slogan des années 70, finalement intemporel, chanté par Ian Dury) !
Rock'n'roll d'abord : fils pas encore reconnu ou digne héritier légitime -au choix- de Jon Spencer, Furtado incarne celui par lequel le riff ravageur et l'attitude ultime doivent arriver. Toujours aussi décharné, blanchâtre et déterminé, il ne jure que par l'extase, la frénésie et la fureur. En n'oubliant pas au passage, quelques unes de ses influences adolescentes comme les Kinks et les Who, en reprenant respectivement You really got me et My generation.
Drogues ensuite : quelle que soit l'addiction (Jack Daniel's, eau ferrugineuse, houblon plus ou moins alcoolisé...), tout est bon à prendre à partir du moment où l'on est bien, que l'on se soucie du seul instant présent, qu'hier n'a finalement jamais existé et que demain semble tout à fait hypothétique.
Sexe enfin : quand on est heureux dans la famille Wraygunn (composée de 7 musiciens), on entre en communion avec son public comme Paulo, en demandant au plus jolies filles de l'assistance ce qui leur ferait plaisir : réponse évidente : lui, all night long... Ou on se lâche complètement comme le Dj du band, Francisco Correia qui se débarrassera de ses encombrantes fringues branchouilles pour entrer, nu, en osmose avec ses samples, boucles et beats électro-garage jusqu'à la fin du show.
Finalement, les grecs et les romains avaient déjà tout compris...

Lire aussi :
le compte-rendu des concerts de Clermont-Ferrand le 7 novembre 2005 et de Paris, le lendemain.


www.wraygunn.com
www.lamaroquinerie.fr

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 08/05/2006

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