14/12/2019  |  5280 chroniques, 170 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 11/12/2019 à 13:47:36
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique concert
Jeffrey Lewis

The Gate (Toulouse)
lundi 13 octobre 2003

Quel beau lundi soir on a passé !!! Il y avait du monde, il faisait chaud et la musique d’avant-concert était parfaite et réservait quelques surprises (comment ont-ils fait à la chatte à la voisine, organisateur comblé de la soirée, pour dégotter un titre des Hells en concert à Toulouse le 10/11/03 ?).

Commençons par les présentations : Jeffrey Lewis, chef de file de la scène Antifolk, dans le rôle du compositeur chanteur écrabouilleur de synthé et ses deux complices, un batteur arborant un beau tee-shirt Jazz à Montreux et un bassiste (son frère) que l’on peut qualifier de malentendant tant il chantait joliment faux, arrivent sur scène vers 22h.

Ils entament leur concert par une ballade acoustique très émouvante. Cette ambiance intimiste fait place rapidement à des morceaux lo-fi du plus bel effet ou du moins à un rock bricolo déglingo (qui rappelle les ritournelles de groupes aussi illustres que TV Personnalities, Pavement, Jad Fair, Daniel Johnston et Palace) qui atteint son paroxysme avec une reprise « terrifiante » de 1969 des Stooges.

Loin des facilités habituelles (montée progressive vers des avalanches de guitare sans surprises), Mister Lewis décide d’introduire la vidéo et les N.T.I.C. dans son set déjà enthousiasmant. Il déroule les pages froissées d’un grand cahier d’écolier « pastellisé » de petites histoires hilarantes et naives (voir la formidable épopée du label Rough Trade ou les aventures déjà cultes de « Championjam ») chantées a cappela.
Cette performance finit par conquérir l’auditoire, conscient de la durée de vie limitée de ces documents, déjà bien abîmés par les nombreux concerts du groupe.

Longue vie à l’association la chatte à la voisine qui nous réserve prochainement, nous l’espérons, d’autres concerts de la même qualité (peut être dans une salle équipée d’une estrade, véritable jouissance pour les spectateurs relégués en fond de salle).


www.thejeffreylewissite.com
www.roughtraderecords.com

auteur : Jérominus - jerominus@foutraque.com
chronique publiée le 14/10/2003

Partager


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire