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The Kooks

+ Barth
La Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand)
mardi 14 novembre 2006

Fraîche, brève, sans artifices, une jolie soirée pop à la Coopérative de Mai… Les désormais superstars anglaises de The Kooks ont pu jouer devant un nombreux public parfaitement mis en conditions par la première partie - drôle, originale et percutante - assurée par le groupe français Barth.

Barth, un concert sobre et réussi, par un groupe à découvrir sans plus attendre…

Sachant très bien que les 700 personnes ne se sont pas déplacées pour eux, mais pour voir la sensation du moment (dixit un hebdomadaire culturel toujours prompt à récupérer un groupe adoubé par la presse anglaise, pour vendre du papier), le duo Barth décide de se la jouer branleur, farfelu et décalé… Un choix payant puisque le public apprécie l’humour et la simplicité des deux musiciens (claviers/chœurs et guitare éclectique/chant), sans oublier de réserver un accueil chaleureux aux morceaux colorés - entre pop, folk, reggae et ska - extraits du captivant album Under the trampoline. De belles voix à la Beatles, des compositions aussi marquantes que rythmées, un univers gorgé de soleil et nimbé de mélancolie, des influences diverses et variées, Barth a tous les atouts en mains pour faire carrière. Lord d'un concert de ce groupe promis à un bel avenir, on se laisse porter par les ambiances psyché à la Sergent Pepper, les passages électroniques influencés par Kraktwerk et les irrésistibles embardées reggae ska. Un concert sobre et réussi, par un groupe à découvrir sans plus attendre…


The Kooks, de précieux instants avec des jeunes gens de goût.

Juste après, les Kooks arrivent en terrain conquis : les (très jeunes) filles se pâment, poussent de nombreux petits cris pré orgasmiques et les garçons ne peuvent que suivre, pour ne pas avoir l’air jaloux et con… Certes le combo anglais bénéficie d’une hype qui pourrait être agaçante ; toutefois, son disque (Inside in / Inside out) est de très bonne facture et son concert sera aussi court (55 minutes chrono rappel compris) que prometteur pour la suite et saisissant. Les Kooks (un nom emprunté à une superbe chanson de David Bowie sur ce chef d’œuvre qu’est l’album Hunky Dory) sont des gamins, ils ont l’air de garnements à peine sortis de l’adolescence, néanmoins, comme la plupart des Britanniques, ils semblent être nés avec des instruments de musique dans leurs mains. Pendant tout le set, les musiciens assureront avec classe et resteront appliqués, laissant au chanteur charismatique et bouclé, Luke Pritchard, le soin de faire (un peu) le spectacle sur le devant de la scène. Notre homme, qui possède un joli brin de voix, se fera fort de rendre grâce à ses morceaux joliment troussés, entre folk, pop et rock.

L’ensemble s’inscrit dans la grande tradition des musiques anglaise et américaine, sans chercher à être particulièrement original, ce qu’on ne lui demande pas d’ailleurs. Au fil du concert, on pense donc de nombreuses fois aux Beatles et aux Kinks, aux Libertines et aux Strokes, à Bob Dylan et à Neil Young, à Supergrass et aux Byrds voire à… Police (le reggae rock de Time awaits aurait pu être écrit par Sting), et l’on passe de précieux instants avec ces jeunes gens de goût. Certes, on aurait aimé un concert plus long et agrémenté de quelques reprises, mais il faut se rendre à la raison : les Kooks ont un seul album à leur actif, leurs morceaux sont courts et les Anglais n’en rajoutent jamais quand ils ont la classe. CQFD.


Sites Internet : www.thekooks.co.uk, www.labels.tm.fr, www.myspace.com/thekooks, www.barthroom.com, www.myspace.com/barthroom, www.myspace.com/icidailleurs, www.icidailleurs.com, www.lacoope.org.

Photos : fabrice@froggydelight.com (www.tasteofindie.com)


auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 30/11/2006

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