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Black Mountain

+ Jesse Sykes & The Sweet Hereafter
+ Marissa Nadler
+ Phosphorescent
La Maroquinerie (Paris)
mardi 20 mai 2008

Pour faire partie de la bande de Black Mountain, il est conseillé d'avoir les cheveux longs et de porter la barbe. Ou alors, si votre chevelure n'a pas la longueur requise, le corps entièrement tatoué (comme le bassiste) fera l'affaire. Les cheveux longs 40 ans après mai 68 : oui, mais sans pavé, ni fleurs s'il vous plaît ! Non, ici il faut plutôt des boules Quies pour les oreilles sensibles, car ces Canadiens carburent au gros son. Fuzz, larsen, rythmique lourde et nappes de synthé prog viennent maintenir "à carreaux" (non non ils n'ont pas de chemises de ce type !) les voix de la chanteuse toute mi-mi et du chanteur hippie poilu. La force de ce groupe est d'alterner le son heavy et hardcore avec le psyché prog-rock du meilleur effet. On se laisse transporter et c'est le voyage assuré vers des contrées sales ou lumineuses, si le morceau souffre de transpiration animale ou encore émane de poésie à fleur de peau. Le mix des de ces deux ambiances, style Deep Purple rencontre Pink Floyd, est du meilleur effet. Vous l'avez compris, l'expérience Black Mountain en live c'est du gros jus qui tache, mais qui laisse aussi de la place pour faire une petite bise à sa compagne (ou compagnon).

Toujours est-il qu'ils ont radicalement changé l'ambiance après le set Americana et roots de la belle brune Jesse Sykes accompagné par ses musiciens de The Sweet Hereafter. La musique de cette dernière puise sa source dans le rock/country traditionnel ricain. C'est sympa, mais ça ne fait pas avancer le train en bois. Avant la prestation de la miss Sykes, c'est seule sur scène avec sa guitare sèche et trois micros, que Marissa Nadler nous a enchanté, telle une nymphe sortie du plus merveilleux des contes. Un peu timide et fragile, mais souriante et tellement séduisante, la poète folk Nadler nous charme avec ses jolies (mais tristes) chansons très vocales. Sa voix est un pur régal pour l'oreille (on pense par moment à Hope Sandoval de Mazzy Star). Sa grâce et sa gestuelle sont un pur bonheur pour l'oeil du spectateur. A voir et à écouter de toute urgence. Assurément, la princesse de nos rêves. Enfin pour débuter cette excellente soirée, c'est le one man band from Brooklyn, Phosphorescent, qui a effectué un show détonnant. Seul avec sa guitare, mais épaulé par plein d'enregistrements soniques, notre homme réalise une musique anti-folk/lo-fi forte et originale. Ce mec a une présence et des compos très intéressantes. Le genre de type à surveiller de près.
Cette première soirée faisait parti du second Lo Fi Folk festival qui s'est tenu du 20 au 24 mai à la Maroquinerie. Les jours suivants se sont produits : Loney Dear, Piers Faccini, Dawn Laudes...

A lire : la chronique du dernier album de Black Mountain




www.myspace.com/blackmountain
www.myspace.com/songsoftheend
www.lamaroquinerie.fr

auteur : Philippe Spear - philippe.alsat@yahoo.fr
chronique publiée le 24/05/2008

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