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Les Thugs

La Maroquinerie (Paris)
jeudi 12 juin 2008

Durant 5 soirées, la Maroquinerie s'est calée sur l'heure H rock'n'roll, ce qui donne le festival Maroq'n'roll (logique). L'événement de ce festival résidait dans le retour tonitruant des Thugs l'espace de deux soirées Parisiennes. Le fameux groupe Angevin s'est reformé pour une tournée intitulée No-reform tour, à l'occasion des 20 ans de Sub Pop. Les Thugs donneront d'ailleurs un concert à Seattle pendant le festival organisé par le label de Nirvana qui aura lieu les 12 et 13 juillet. En attendant c'est sur les routes de France (Angoulême, Bordeaux, Toulouse, Paris, Trémagat, Lyon et Angers pour l'ultime date) que nos têtes brûlées usent leurs pompes et se donnent tout entier, sous la chaleur du son hardcore.

Avant le premier show à la Maroq', je discutai quelques instants avec Marsu (Bondage/Crash Disques) qui me disait le plus grand bien de leur set à Bordeaux. C'était un bon signe pour la soirée à venir. La dernière fois que j'avais vu Les Thugs c'était le 9 décembre 1999 à Paris et depuis l'électro, la drum & bass, le post-rock, l’électroclash ont traversé mon continent sonique. Bref le retour au rock de base qui tâche, qui transpire et qui fait tilt, c'était plus qu'excitant ! Je m'excuse auprès de Tang et Daria que j'ai ratés, mais par contre je fus à l'heure pour Les Thugs. Dans la salle, le public venu d'Angers s'était déplacé en nombre pour fêter le retour des enfants prodiges. La pression se fait sentir, un peu comme pour l'équipe de France pour l'Euro (!): on en attend beaucoup et on ne souhaite pas être déçu ! Comme sur un roulement de tambour, Les Thugs sont montés sur scène, ont saisi leurs instruments et c'était reparti !

Dès les premiers riffs, on était soulagé, le son et les voix étaient fidèles à 1989. Directs et sans fioriture, Les Thugs ont enflammé la salle immédiatement, cela pogotait sec dans la fosse (en gros c'est chaud, cela sue, c'est très mâle !). Pour les filles qui voulaient se frotter à la frange masculine, ce fut pour elles le pied total. Mais revenons au groupe. Sur scène les 4 membres des Thugs n'ont rien perdu de leur intensité, comme branchés sur des piles Duracell. C'est même hyper brut, tout flamme et surtout ils jouent vite, très vite. Mais en gardant un son sec et tranchant qui fonctionne au quart de tour. Le rock c'est 300% leur came. Pas la peine de faire un dessin complexe en 3D : le rock des Thugs n'est certes pas une esquisse, mais en 2 et 3 traits de sons et l'essentiel est dit. Et attention, malgré leur style de musique très carré, la mélodie s'y glisse aussi comme pour mieux nous consummer. Sur scène, comme dans la salle remplie à ras bord de fans, ce sera tout au long du concert : "chaud devant". Bref il faut planquer ses lunettes, portables et appareils photos pour faire face aux pulsions électriques tous azimuths du public. A l'écoute de la set-liste choisie par le gang des frères Sourice, on n'a pas le sentiment de les avoir quitté, voilà 10 ans. On reconnaît tous les titres comme si rien n'avait changé.

Bilan : mission accomplie, le concert était plus qu'excellent. A Seattle Les Thugs ne ferons pas pâle figure face à Mudhoney, Green River et autre Low du cru. Après la performance, Eric Sourice, vêtu d’un t-shirt rouge à l’effigie d’un de leur titre, Allez les filles !, déambulera dans la salle et échangera avec ceux qui le souhaitaient. Bref, la cool attitude et le respect de ses fans : chez Les Thugs on ne se la pète pas et on espère simplement une nouvelle date Parisienne, juste une dernière !

NB photo prise sur le vif par Mister Larsen




www.lesthugs.fr/news.htm
www.lamaroquinerie.fr

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 18/06/2008

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