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Brian Jonestown Massacre

Le Bataclan (Paris)
jeudi 3 juillet 2008

Jason Newcombe propose-t-il, désormais, toujours le même concert chaque soir ? On était, en effet, bien loin de la folie furieuse du meilleur docu-rock jamais réalisé Dig, qui présentait à la face du monde le Brian Jonestown Massacre. Jeudi 3 juillet au Bataclan, le show du BJM ressemblait quasiment point par point à un set donnée en 2006. Différence de taille : la canicule qui règne dans la salle ! Seuls la scène et le bar semblent ventilés. Les 15 000 morts de 2003 devraient pourtant avoir servi de leçon ! Les tarifs des consos y ont certes légèrement baissé, mais cette "incitation" à se rafraichir -quel qu'en soit le prix- est pour le moins curieuse.

Jouant de profil, sur le côté gauche de la scène, Newcombe est rare en paroles et limite ses gestes au maximum : BJM suggère que sa musique -on ne peut plus psychédélique- faite de longues plages instrus se suffit certainement à elle-même. Le tambourine-man en chef Aka Joel Gion, dans une tenue assez Village People (casquette de marin, veste et jeans cintrés) et propulsé "leader" et accessoirement boniche de Newcombe, éructe des I love you Paris, tandis que les 5 autres membres du gang obéissent au doigt et à l'oeil du leader caractériel. Dans une salle comble, le BJM étirera ses mélodies géniales, pendant près de deux heures : face un parterre allant du baby-rockeur pour qui ce sera la soirée la plus ouf de l'année, au spectateur érudit qui regrette des guitares pas suffisamment mises en avant et une sono légèrement sous-estimée face à la puissance du groupe.

Dorénavant voué à un culte démesuré, Newcombe suscite un intérêt au-delà du cercle très limité de fans de rock underground. Chacun se déplace, non seulement, pour entrer en communion avec le BJM qui allie harmonies, distortion et faculté sonique, mais aussi, en espérant un énième pétage de plomb en live du 'sieur : ce qui n'arrivera peut-être plus jamais...

Album recommandé : le dernier

Photo sur le vif signée Laurent Nicolon

 




www.myspace.com/brianjonestownmassacre
www.radical-production.fr

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 11/07/2008

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