23/02/2020  |  5313 chroniques, 171 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 22/02/2020 à 15:55:31
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique concert
Vetiver

La Maroquinerie (Paris)
jeudi 19 février 2009

Pour son troisième passage à Paris, le groupe de San Francisco était programmé dans le cadre du festival Les Nuits de l'Alligator. Cette date faisait partie d'une longue tournée (jusqu'au mois de mai) destinée à promouvoir le nouvel album Tight Knit. De la formation précédente, il ne reste plus que le chanteur leader Andy Cabic et le batteur Otto Hauser. Trois nouveaux arrivants occupent les postes de guitariste et bassiste ; au synthé, on découvre une petite poupée (perdue parmi ces garçons plutôt barbus).
Vetiver est programmé en fin de soirée, après Xavier Plumas et Dear Reader, étonnant trio de folk de Johannesburg mené par la chanteuse Cherilyn Mac Neil. L'ambiance pendant le show de Dear Reader est assez posée. Le public s'est assis sur le sol et les marches pour écouter avec attention la musique folk illuminée et allumée du trio. Etant impatient avec mon pote Phil Spear de revoir Vetiver (chronique du précédent live au Café de la Danse en 2008), j'avoue avoir écouté d'une oreille pas suffisamment attentive pour pouvoir faire une description honnête du groupe. Le public a apprécié, donc cela devait être bien. Quand les lumières se rallument, le public se lève et c'est le moment de s'installer devant et debout, pour être sûr qu'on regardera le live de Vetiver en position verticale (rires). Le groupe s'installe rapidement, 15 minutes plus tard les lumières s'éteignaient. Nous voilà fin près à planer et à rêver sur la musique céleste de ce groupe trop mésestimé.

Dès les premières notes, on oublie que c'est une nouvelle formation, on n'y voit que du feu ! Les ballades, les mélodies opèrent instantanément. Les nouveaux titres glissent magiquement entre les anciens morceaux pour donner à l'ensemble une invitation pas trop nostalgique de l'époque 70's hippie-folk. Si l'ambiance a certes un côté hippie, l'énergie du groupe flirte plus avec le psyché-rock, voire parfois quelques riff grunge (Sub Pop est le label du gang californien). La magie opère et, dans la salle, le public le signifie. L'ambiance bleu-nuit de la pochette de Tight Knit devient de plus en plus électrique, tout en restant posé. C'est le plaisir de taper des doigts, d'avoir la banane. Parmi les nouveaux titres, More Of This, donne le rythme, Everyday et At Forest Edge invitent au voyage spatial et buccolique. Le contact établi entre Vetiver et le public ressemble à celui d'un groupe de potes qui a envie de partager ensemble des moments de joie. On décolle tous pour s'unir pour le meilleur et surtout pas pour le pire. La musique de Vetiver nous rapproche des étoiles, et cela fait bigrement beaucoup de bien. Ca pourrait être par moment une musique de drogués, mais pas seulement… C'est aussi une musique à fleur de peau pour des âmes pop qui cherchent un refuge à la ferme. Le concert s'achève avec un petit rappel. Mais aucune frustration ne subsiste, on en a eu pour notre plaisir. Au final, la musique folk de Vetiver a une fois de plus fonctionné.

Après le show, Andy Cabic le leader à tous les postes nous accueille au stand merchandising. C'est quand même cool d'acheter son CD et (ou) son joli t-shirt (de très bonne qualité, c'est la marque de NYC American Apparel), au chanteur du groupe. Imaginons la même chose par exemple pour un concert des Cure ou de Radiohead. Allez, je reprends rendez-vous avec Vetiver pour son prochain passage parisien et, promis, je sortirai ma chemise à carreau et mon t-shirt du groupe estampillé, tournée 2009.

Photo signée Cathimini (www.myspace.com/cathimini)




www.myspace.com/vetiverse
www.lamaroquinerie.fr

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 23/02/2009

Partager


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire