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AC/DC

Stade de France (Saint-Denis)
vendredi 12 juin 2009

Assedèss, hei-see-dee-see, A-C-D-C... Mille et une façons de nommer, scander, éructer le nom d'un des plus grands groupes de rock, encore en activité. Face à plus de 70 000 spectateurs, dont plusieurs milliers de crânes -parfois chauves, souvent chevelus et fréquemment grisonnants- étaient ornés de cornes du diable lumineuses*, AC/DC délivrait un show "intemporel".
On ne peut plus parler de concert, dans un lieu comme le Stade de France où le spectacle se vit par écrans géants interposés. AC/DC a, d'ailleurs, rejoint le cercle très restreint des monstres de stades, à l'instar des Rolling Stones, U2 ou encore Madonna. Quel que soit le continent où le groupe se produit -le Black Ice Tour va certainement durer jusqu'à l'été 2010, générer des records en terme de recettes et engendrer un album live- le show débute à 21h et s'achève vers 23h05, laissant le spectateur très rarement indifférent...

Tout commence par un mini dessin animé qui met en scène le Rock'n'Roll Train, une locomotive ancestrale mais inusable, où un Angus Young -diabolique comme il se doit- croise le regard de deux jeunes femmes finalement plus malines que félines... 3 ou 4 minutes plus tard, une loco encore fumante envahit la scène et AC/DC débute son set avec le premier extrait de Black Ice.
Le show repose non seulement sur les puissants jeux de lumière, effets proches de la démesure et autres prouesses pyrotechniques, mais surtout sur le charisme du toujours juvénile Angus Young et sa sempiternelle tenue d'écolier et du rassurant Brian Johnson et son look impérissable : casquette, veste sans manche, blue-jean. Tandis que la rythmique impeccable est assurée par les imperturbables Malcolm Young, Phil Rudd et Cliff Williams, les deux chefs de file décideront à chaque instant de la montée en intensité de la soirée.

Balayer en deux heures plus de 35 ans de carrière, tout en valorisant le dernier album en date, peut s'avérer périlleux. AC/DC s'en sortira haut la main en revitalisant même ses dernières productions comme War Machine ou Anything Goes. Les éternels Back In Black, The Jack, Hells Bells, T.N.T... généreront l'euphorie espérée et finalement prévisible : comment ne pas évoluer vers un état proche de l'extase face à de tels monuments de la musique ?  Sans oublier Let There Be Rock étiré sur plus de 15 minutes avec un Angus Young se produisant seul sur une plateforme, au-dessus d'une partie du public : bataillant seul armé de sa fidèle Gibson comme sur un ring, il sortira évidemment vainqueur du défi.

En rappel, Highway To Hell, titre majeur voire apogée du groupe, devait conforter chacun sur ce qu'il pense d'AC/DC. Le groupe revient de loin, il a refusé toute évolution de son style luttant contre tout effet de mode, on se souvient qu'il remplissait à peine le Zénith de Paris à la fin des années 80, au creux de la vague, ayant enchaîné alors des albums plutôt mineurs. Les années 90 furent bénéfiques, une tournée en 91 avec Metallica salvatrice et la rareté d'AC/DC au cours des années 2000 a renforcé son statut de formation totalement insubmersible. Lorsqu'on entend ensuite For Those About To Rock, on a simplement envie de répondre : I hope to see you next year again & again, guys...

Titres joués au Stade de France :
Rock 'n' Roll Train / Hell Ain't a Bad Place To Be / Back in Black / Big Jack / Dirty Deeds Done Dirt Cheap / Shot down in Flames / Thunderstruck / Black Ice / The Jack / Hells Bells / Shoot To Thrill / War Machine / Dog Eat Dog / Anything Goes / You Shook Me All Night Long / T.N.T. / Whole Lotta Rosie / Let There Be Rock
Rappel :
Highway To Hell / For Those About To Rock (We Salute You)

A lire, quelques chroniques live d'autres légendes du rock :
Neil Young, The Who, Bob Dylan, New York Dolls, Iggy & The Stooges, Rolling Stones, David Bowie

* un extraordinaire coup marketing à 10 euros pièce, le tout Made in China




www.acdc.com
www.highwaytoacdc.com
www.ac-dc.net

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 13/06/2009

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