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The Morlocks

Le Rat Pack (Clermont-Ferrand)
mercredi 24 juin 2009

55 minutes de bonheur avec les terribles (et immanquables sur scène) Morlocks pour le public ravi du Rat Pack… Très en verve et sauvagement remonté, le gang de garage rockers de Los Angeles a fait l’effet d’une bombe lors de son vibrant concert clermontois. Un concert magistral et stoogien qui restera dans les annales !

Une énergie et une précision diaboliques...

Emmené par une sorte d’Iggy Pop mexicano japonais (!) au micro, les Morlocks se font forts d’enchaîner toutes leurs compositions avec une énergie et une précision diaboliques. Et ce du début à la fin de leur court et impressionnant set. La musique épicée, violente et accrocheuse de ce combo composé de mauvais garçons aux têtes de repris de justice est un mélange réussi entre les Rolling Stones, Iggy And The Stooges, les Kinks, les Yardbirds, les Cramps et les Sonics... Un mix épicé par un son à la fois garage, pop et psychédélique et par la botte secrète des Morlocks : de brusques changements de rythmes, des breaks et des ballades hispanisantes qui donnent encore plus d’impact au déluge de riffs, de rythmiques basiques et de hurlements gravement menaçants.

Gimme Danger

Très en voix et d’humeur méchamment rock ‘n roll, le chanteur propulse son excellent groupe dans une autre dimension à chacune de ses interventions vocales. Sur ses deux avants bras tatoués, on peut lire les mots "Gimme" et "Danger", un indéniable signe de goût, cette chanson en forme de profession de foi étant un des grands moments de la séminale discographie des Stooges. Décidément inspiré par Iggy, le vocaliste des Morlocks tombe lui aussi assez rapidement son t-shirt pour mieux étirer son corps tel un Nijinski punk ; cet épatant jeu de scène est - en plus - doublé d’une assurance vocale jamais prise en défaut. On pense en effet très fortement à un croisement couronné de succès entre les puissants organes vocaux de James Osterberg et Lux Interior, rien que ça !

Une Nuit En Enfer

Sachant admirablement faire monter la sauce et titiller le public là où ça fait du bien, les Morlocks maîtrisent l’art scénique comme de vieux routards, mais avec en eux une juvénile énergie ! Ce qui leur permet de jouer de manière percutante leurs titres hyper bien écrits. Un cocktail explosif qui peut provoquer de troublantes visions quand on assiste à un de leurs shows : l’espace d’un instant, alors que la musique nous évoque une sorte de psyché rock mexicain, on se voit clairement dans le cabaret louche du film Une Nuit En Enfer, pendant la scène où les membres du groupe de rock Tito And Tarantula se transforment en vampires assoiffés de sang pendant un concert. Petite précision : cette mini hallucination a eu lieu sans prise de drogues et sans avoir eu recours à des libations excessives (même si le leader des Morlocks avait prévenu : "The More You Drink, The Better We Sound"). Pas besoin de se charger outre mesure pour partir dans un trip à rebondissements sur la musique des Morlocks : celle-ci emmène dans un univers - aussi festif que terrifiant ou psyché - en quelques petites secondes. Et pour longtemps.

Sites internet : www.myspace.com/ratpackclub (programmation, liens, écoute etc), www.myspace.com/themorlocks.

Photos Morlocks live au Rat Pack en 2008 : Jean-Charles Belmont (jeancharlesbelmont@gmail.com, 06 64 38 48 11)




auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 28/06/2009

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