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Arctic Monkeys, Eagles Of Death Metal

Zénith (Paris)
jeudi 5 novembre 2009

Ambiance de feu pour le concert événement des prodiges anglais Arctic Monkeys au Zénith de Paris, avec une première partie bien assurée par Eagles Of Death Metal… Salle pleine à craquer, public jeune et hyper enthousiaste connaissant toutes les paroles par cœur, groupe ayant musclé son jeu tout en restant léger, light show monstrueux et écrans géants originaux, n’en jetez plus, il fallait tout simplement être là pour assister à la grand messe des Arctic Monkeys.

Eagles Of Death Metal, Enchainement de tubes heavy glam rock comme à la parade.

Sans doute connectés à l’univers des Arctic Monkeys par l’intermédiaire de Josh Homme, le co producteur d’Humbug, les extravagants Eagles Of Death Metal ont l’honneur d’assurer les premières parties de quelques dates du quatuor de Sheffield. Malgré un son un peu riquiqui et une prestation assez figée (il faudrait penser à se renouveler au niveau de la set list au lieu de draguer des jeunes femmes à la jambe leste... ), le groupe de Jesse Hugues fait néanmoins passer 40 minutes fort agréables : on tape de pied, on trépigne comme un petit agité, on sourit (un peu) aux facéties du groupe américain (deux guitaristes surexcités boostés par une section rythmique d’airain), qui enchaine les tubes heavy glam rock comme à la parade. C’est vif, rythmé et sexy (si l’on aime les roux à grosse moustache). On en oublierait presque que ce gars là est un ricain bas du front et un peu démago, sans oublier d’être un fan d’armes à feux, de George Bush et de femmes un tantinet vulgaires… Et ne pas penser à ça, c’était pas gagné !

Arctic Monkeys, Des frissons de joie…

Après une assez longue séance de mise en place du matériel, les très attendus Arctic Monkeys font leur apparition sur la scène du Zénith de Paris, toujours peu expansifs et concentrés sur leur musique mais désormais chevelus, plus à l’aise et renforcés par un cinquième membre à l’orgue et à la guitare. S’ils restent discrets et simples (peu de mots, mais une attitude "tout à fond dans la musique"), on sent que les tournées à répétition ont fait murir cette bande de gamins hyper doués ; quelle différence avec le groupe – pourtant déjà excellent – vu lors de sa première série de concerts un peu timorés et expéditifs… Deux – très bons ! – albums plus tard (sans compter celui des Last Shadow Puppets), on retrouve en face de soi une machine de guerre scénique…

Arctic Monkeys (Of The Stone Age)

C’est avec le lancinant et classe Dance Little Liar que le groupe anglais ayant fait un fructueux stage américain chez Josh Homme des Queens Of the Stone Age (le son plus couillu de l’album Humbug, c’est en partie lui… ) lance son show impeccable et marquant. Sans en faire trop mais en restant plutôt placides devant l’hystérie collective, les Arctic Monkeys se "contentent" de bombarder l'assistance avec leur titres tous plus démoniaques les uns que les autres. On retrouve toujours la patte du groupe : ces rythmiques hyper agitées, ces guitares épileptiques et ce chant si évocateur. Signe de classe, on remarque que quand le combo ralentit la cadence sur les ballades (vénéneuses avec guitares psychédéliques et riffs entêtants à la QOTSA… ), il est aussi convaincant. Alex Turner à une superbe voix de crooner, ses chansons sont écrites à la perfection et le groupe au complet est au taquet. N’en jetez plus ! C’est hyper classe… Surtout que les lumières et la mise en scène – avec énormes spots évoquant un film de Science Fiction au dessus du groupe et écrans géants rectangulaires (en hauteur) placés de chaque côté de la scène – sont très bien foutues. C’est le bonheur de tripper en compagnie de ce groupe ! Ah, si tous les artistes pouvaient rester aussi "classe" lors d’un passage au stade "tournée des zéniths"… Car, là, le public, rendu complètement dingue par les Arctic Monkeys (Of The Stone Age) passe un moment de rêve à hurler sa joie, à chanter les paroles (bel effet dans le Zénith !) et à faire un triomphe aux tubes des fameux "singes de l’arctique". Il faut dire qu’il y a du monde au balcon niveau hits : Brianstom, Teddy Picker, I Bet You Look On The Dance Floor, Crying Lightning, My Propeller, Fluorescent Adolescent, 505, The View From The Afternoon, Pretty Visitors et autres perles comme Dangerous Animals, Secret Door, Sketchead ou encore Cornerstone.

Les plus hautes cimes du rock ‘n roll…

La densité du répertoire est impressionnante, la diversité des ambiances proposées est bluffante et les montagnes russes soniques créées - entre pop/rock punk et rock psyché lancinant – donnent réellement des frissons de joie pendant près d’une heure trente… Propulsée par un incroyable batteur et emmenée par un génial chanteur/guitariste, cette bande de jeunes gens dans le vent tutoie les plus hautes cimes du rock ‘n roll et de la pop. Et c’est parti pour durer encore un bon bout de temps, si l’on en juge par la prestation irréprochable des Arctic Monkeys au Zénith de Paris… A voir absolument !

Sites Internet : www.arcticmonkeys.com, www.myspace.com/arcticmonkeys, www.eaglesofdeathmetal.com, www.myspace.com/eaglesofdeathmetal.

Photos d'archives extraites des sites des artistes...




auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 18/11/2009

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