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Daddy-O-Grande avec Les Arondes

Le Rat Pack (Clermont-Ferrand)
jeudi 4 février 2010

Idéal pour faire voyager l’esprit du côté des chaudes plages américaines des années 50 et 60, le concert de Daddy-O-Grande avec Les Arondes a parfaitement rempli son contrat en offrant du son 100% vintage, joliment surf et idéalement rock ‘n roll… Accompagné pour cette tournée française (qui durera jusqu’au 17 février, avis aux amateurs) par les Montpelliérains du groupe Les Arondes en tant que backing band, le leader de Los Straitjackets, Danny Amis aka Daddy-O-Grande a fait forte impression, bien entouré qu’il était par d'impeccables petits Frenchy…

Après deux morceaux joués seuls par le trio Les Arondes, le guitariste annonce l’arrivé de la vedette de la soirée, le vengeur masqué Danny Amis, qui se pointe tel un fier à bras avec son costume noir, son terrifiant masque de catch (qu’il ne quittera pas, même pour vendre ses disques après avoir fini le job), son regard fou et son énorme guitare tout droit sortie des Fifties… C’est parti pour plus d’une heure de voyage en surf music. Une heure durant laquelle on constate avec joie que les quatre musiciens s’entendent à merveille, même si c’est la première fois qu’ils jouent ensemble en public. Il faut dire que pour éviter les couacs, les rôles sont clairement répartis : Daddy-O-Grande évolue de manière aérienne, en leader exécutant des solos mélodiques captivants, ses acolytes assurant, quant à eux, des rythmiques souples et claquantes pour mettre en valeur l’Américain supposément d’origine mexicaine. Entre les morceaux, le (maigre) public a en effet droit a quelques discours enflammés en mexicain où il est bien difficile de comprendre autre chose que "Les Arondes", "Rat Pack" ou "Tsunami" au milieu de paroles très "couleur locale" balancées façon mitraillette vocale. Qu’importe, c’est une lame de fond instrumentale qui saisit l’assistance, transportée illico presto dans l’Amérique des débuts du rock 'n roll avec force titres de surf rockabilly joués avec foi et professionnalisme. La première partie du concert est plutôt proprette et gentille (dans le bon sens du terme), puis le groupe monte en puissance pour délivrer quelques saillies plus hargneuses et rock ‘n roll. Ce qui nous réjouit au plus haut point.

Sur la fin du show, Daddy-O-Grande se met brièvement au service de ses musiciens, les rutilantes Arondes, en se contentant d’assurer des rythmiques fort à propos, avant de reprendre la main pour un final admirablement percutant. Juste le temps pour lui de descendre de scène, de venir regarder son public dans le blanc des yeux – ça fait froid dans le dos ! – guitare à la main et hop, c’est fini. Le mystérieux et sacrément doué catcheur guitariste a mis tout le monde KO avec sa classe naturelle et les mélodies accrocheuses émanant de son terrible engin, véritable machine à remonter le temps. A voir sur scène, pour prendre une bonne dose de Good Vibes des années 50 et 60 !

Sites internet : www.myspace.com/ratpackclub (programmation, liens, écoute etc), www.myspace.com/ratpackclub, www.daddyogrande.com, www.myspace.com/daddyogrande, http://los.straitjackets.com, http://myspace.com/lesarondes, www.facebook.com/pages/Les-Arondes.


auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 11/02/2010

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