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Scissor Sisters

Le Triptyque (Paris)
vendredi 27 février 2004

Déjà l’un des groupes les plus intrigants et géniaux de l’année 2003 avec leur reprise tubesque et jouissive du Comfortably Numb de Pink Floyd, les Scissor Sisters déboulent sur la scène d’un Tryptique bondé -et complet-, devant laquelle se pressent clubbers en quête d’un nouveau frisson, branchés venus tâter le buzz, ou fans de pop n’ayant su résister à l’appel de New Order ou Depeche Mode -et plus récemment à celui, en vrac, de l’electro-pop de Zoot Woman, Robots in Disguise, Suburbia ou Electric Six-.
Je suis de la dernière catégorie, celle chez qui ligne de basse hypnotique et mélodie accrocheuse provoquent automatiquement un hochement de tête approbateur…
J’attendais donc l’arrivée de ces Sœurs Suprêmes avec un certaine impatience. Dès la première chanson, Jake Shears, chanteur azimuté à la voix haut perchée et explosive, emporte le morceau. A ses côtés la chanteuse Ana Matronic, longtemps meneuse de revue dans un club drag-queen, ferait presque pâle figure…si l’on peut qualifier de pâle une femme dont le glamour éclipserait une dizaine de Shirley Manson"Nous sommes des étrangers, nous sommes saaaaaaaaaales", déclare-t-elle, faisant s’esclaffer le public ; pas de quoi rigoler pourtant devant ces américains tout cracra et outrageusement sexy ("nasty", dirait Kelis). Visiblement Janet Jackson lui a donné des idées : "Vous voulez voir un de mes seins ?"… Pas timide, Jake Shears -déjà torse nu- insiste lui aussi pour dévoiler plus avant son anatomie.
Et pourtant pas besoin de tout ça : tout est déjà dans la musique, sexuelle et entrainante comme peu l’auront été cette année. Quand ils entament enfin leur Confortably Numb à l’énorme rythmique, le public, déjà préparé par plusieurs salves préliminaires, ne peut que laisser ses guiboles s’exprimer…celui qui ne danse pas sur les Scissor Sisters n’est pas humain.
Quelques sourires béats repérés çà et là dans la cave du Tryptique donnent l’agréable impression d’un rare instant de communion du public avec un groupe, pas si fréquente sur la scène pop-rock de nos jours à mon avis.
L’incroyable Tits On The Radio se charge de convaincre les quelques réfractaires: ligne de basse hypnotique et bancale, rythme codé façon Daft Punk, voix hystérique, tout se combine à merveille dans la recherche de l’efficacité pop…les Scissor Sisters, le truc qui donne le sourire aux fans d’electro-pop.


www.scissorsisters.com/
www.letriptyque.com/

auteur : Guillaume - guillaume@foutraque.com
chronique publiée le 09/03/2004

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