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La Maison Tellier

Café De La Danse (Paris)
mardi 6 avril 2010

Dès le premier accord, la Maison Tellier invite le public du Café De La Danse à effectuer un voyage, tout là-bas... très loin, vers l’ouest.
Au sein d’un univers un peu poussiéreux, à la fois familier et intriguant.

Helmut Tellier s’est chargé d’être le guide spirituel de la troupe : plutôt rassurant, mais qui n’hésite pas, après avoir humé l’ambiance nocturne, à souhaiter qu’elle ne se tienne plus à carreau.
Il est un peu le métronome de la bande et dès que Raoul Tellier se saisit d’un banjo, une moiteur s’installe durablement et nous délivre, irrémédiablement, du peu de torpeur qu’il nous restait.
Léopold Tellier distille lui, comme un contrebandier hors des sentiers battus, ses intonations cuivrées avec discrétion mais précision.
Tel le tenancier situé au fond de la salle, Alphonse Tellier jette en permanence un oeil à tout ce qui se passe autour de lui et assure des relances rythmiques saccadées.
Quant à Alexandre Tellier, il cajole, caresse, rudoie aussi, ses fûts comme au premier jour et pour notre (son) plus grand plaisir.

La famille Tellier revisitera pour nous son répertoire et piochera parmi ses trois albums, une vingtaine de pépites qui pourraient se retrouver gravées très prochainement, dans la mémoire collective. Helmut n’appréciant pas les étiquettes et les comparaisons, les voyageurs d’un soir se garderont de lui confier que Betty peut désormais aller se rhabiller, après un show intense et savamment construit comme celui-là !
Le groupe sachant s’entourer (il invitera à l’occasion Maxime Prieux, des efficaces Elektrocution, à poser sa voix sur un titre détonnant, Please do et l’énigmatique Lippie dans une version très posée d’Il n’est point de sot métier 2), ces mêmes voyageurs ajouteront dans la foulée que la reprise de Killing in the name est une version audacieuse et entêtante, que The days of early spencer demeure un titre fabuleux, 40 ans après sa création, en particulier réarrangé à la sauce Tellier et surtout que l’Art de la fugue est assurément un futur jalon dans l’histoire de la musique hexagonale.

NB - Merci Stéphane de 3ème bureau




www.myspace.com/lamaisontellier
www.myspace.com/3emebureau

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 10/04/2010

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