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Dead Meadow

+ Blaakheat Shujaa
La Maroquinerie (Paris)
dimanche 2 mai 2010

Fidèle lecteur, fidèle lectrice de Foutraque ; tu n’as cédé à l’appel d’aucune religion, tu n’as emboîté le pas à aucun gourou ? Alors, peut-être, à l’écoute et à la vision du cinquième album du Dead Meadow, trouveras-tu la révélation avec les "Trois Rois" ! Il faut dire que notre trio psychédélique n’a pas lésiné sur les moyens pour contenter leurs plus fidèles ouailles et séduire de nouveaux adeptes. Rien de moins qu’un double album concept baptisé Three Kings se composant d’un CD (ou double galette dans sa belle version vinyle) et d’un DVD. Le CD alterne morceaux live et plusieurs inédits studio comme le tube That old temple aux accents heavy ou le glamour Push ‘em to the crux. Quant au DVD il s’agit d’un long clip particulièrement soigné (qui dure près de 80 minutes !) mélangeant un live à l’histoire de trois âmes perdues (interprétées par notre trio). Un chevelu perdu dans le désert, un tueur ivre d’une boisson pas très catholique et un compositeur en panne d’inspiration. Tous trois seront soumis à la tentation et à la souffrance par le diable avant de devenir les… Rois Mages ! Allez, omelette aux champignons et cigarette magique pour tout le monde !

Le Dead Meadow était donc de passage à Paris pour répandre sa bonne parole. Sermon d’autant plus attendu par certains que les problèmes techniques avaient émaillés leur prestation au Café de la Danse en mars 2008 et, l’année dernière, leur date au Nouveau Casino avait été carrément annulée ! Prière reçue parfaitement par nos apôtres qui, aidés par la sono impeccable de la Maroq’, vont nous entraîner pendant près d’une heure trente dans les méandres de leur psychédélisme. Tantôt heavy/fuzz, parfois lourd (un peu à la manière des Melvins), souvent étiré, mais toujours électrique ! Amplis Orange, rack à effets, pédale Vox, Jason (alias Melchior), chant/guitare, est presque à lui tout seul un homme orchestre. Steve (Balthasar) , avec ses faux airs à la Anton Newcombe, leader du Brian Jonestone Massacre (en beaucoup plus sympa et moins ravagé), sautille pour mieux délivrer son gros son de basse. Et que dire de l’excellent batteur hippie Stephen (Gaspar) qui, en fin de set, nous régalera d’un bon petit solo : thank you brother ! On regrettera juste, histoire de rendre le moment inoubliable et de changer un peu d’air, l’oubli de quelques perles, plus acoustiques comme Seven seers ou plus bluesy comme The great deceiver. En revanche, le public aura particulièrement apprécié que leur show survole avec beaucoup d’intelligence, comme sur leur dernier CD, l’ensemble de leur discographie et les quelques nouveaux morceaux. Alors, Dead Meadow, une prairie morte en 2010 ? Que nenni, une prairie bien vivace et fleurie de 1970 !

Pour compléter cette chronique, saluons la très bonne prestation du jeune trio français Blaakheat Shujaa qui a ouverts les festivités de la soirée avec brio. Leur musique heavy stoner psyché, principalement instrumentale a pas mal de coffre et d'atouts pour nous assommer les neurones de plaisir. Un groupe à suivre de très près !

Chronique du concert au Café de la Danse en 2008 ici




www.foutraque.com/chronique_concert.php?id=3112
www.myspace.com/deadmeadow
www.myspace.com/blacklightblackheat

auteur : Philippe Spear - philippe.alsat@yahoo.fr
chronique publiée le 06/05/2010

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