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Vive la Fête

La Machine du Moulin Rouge (Paris)
vendredi 7 mai 2010

Hier soir c’était une fête, ça aurait pu être tellement fantastique maintenant pour être honnête c’est dur pour le physique (et la musique).
Heureusement, le public est venu sauver Vive la Fête, The show must go on !!

Pile à l’heure annoncée sur la scène relookée de l’ex-Loco, après un Danube bleu bien enlevé pour donner le tempo ( ?!), Vive la Fête démarre en trombe son concert avec l’excellent Nuit Blanche pour enchaîner sans répit tubes sur tubes. Adepte d’un son électro-dance mélange de guitare électrique et de synthé depuis 1997, on écoutera donc Tokyo, Schwarkopf, Jaloux, Noir Désir, Maquillage, Assez, Liberté, Mon Dieu, l’Amour Physique… en regrettant par moments la version studio. Et puis Els Pynoo ne paraît pas au mieux de sa forme. Les cheveux en bataille comme si elle sortait de son lit, parée d’une tenue cabaret genre Certains l’aiment chaud(e) ou clin d’œil au Moulin rouge, le sex appeal ne fonctionne pas tant, son jeu paraît presque sobre, la tournée a du être dure…

Le public mais lui est bien là. Excité par de multiples substances, il saute, se trémousse dans tous les sens, chante les paroles qu’il connaît par cœur faisant disparaître le ton décalé des textes emprunts de dérision qui a fait le succès du groupe. La voix de notre chanteuse est sans consistance, le son sans retour au début du concert, il faut avouer, n’aide pas, on pense à du play back, on espère que non…

Le son électro-clash serait-il over ? Miss Kittin fait la djette au Régine’s tandis que Vive la Fête fait la sortie du vendredi soir de clubbers peu excentriques, le rock n’était pas dans la salle et si peu sur scène. Le son, dont on a pu percevoir par moments les limites binaires, montera toutefois en puissance pour finir sur deux rappels où la magie opère enfin, Touche pas, avec lequel Els Pynoo retrouve sa voix, suivi d’une version étirée de la reprise Pop Corn rattrapant la performance un peu sans âme du groupe.

Mais la fin n’est jamais celle que l’on croit. Portée par cette fièvre du vendredi soir, une fille monte danser sur scène et devient la vedette, notre chanteuse « fatiguée » profitera de ce dernier rappel pour s’éclipser. On pense la fin proche, déçue que le concert n’ait pas été bien meilleur et bé pas du tout !! Après les bases électroniques, Pop Corn, nous attend une autre grande référence du groupe, morceau de bravoure du rock, I Wanna Be Your Dog. Comme dans le spectacle de danse de Jérôme Bel, pour ceux qui connaissent, le public se met à clamer The show must go on ! La scène se retrouve envahie, au dam des videurs légèrement énervés, par une horde de jeunes déchaînés qui s’emparent sans retenue de la guitare, du micro, de la scène transformée en dance floor, des musiciens pour la photo souvenir avec la star… A l’instar de Danny Mommens qui laisse volontiers libre cours à ce débordement spontané, on s’amuse beaucoup du spectacle, retrouvant dans cette explosion de l’expression libre du clubber lambda un écho salutaire aux paroles du groupe hymne à la Fête.


Photos de Robert Gil (lien vers son blog, voir + bas)


www.myspace.com/viiivelafete
www.lamachinedumoulinrouge.com/
www.photosconcerts.com/

auteur : Isabelle Jolfre - pjulou@free.fr
chronique publiée le 13/05/2010

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