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Elista

+ Graham
La Maroquinerie (Paris)
mardi 9 mars 2004

Ce mardi commence bien, j’ai les airs de Until the end of the world de U2 & Karma police de Radiohead dans la tête, très bon présage avant un concert… et pour la première fois je vais mettre les pieds dans cette superbe salle qu’est la Maroquinerie. Mais une question me trotte dans la tête… Pourquoi le groupe Kyo est-il multi récompensé aux Victoires de la musique (nécessaires) et autres NRJ awards (lamentables) alors qu’il n'en est rien pour Elista, malgré son talent ? Je fais confiance au temps qui va bonifier ces cinq Parisiens, et pour qui le passage à la capitale marque une étape importante de la tournée. Mais rassurez-vous, les petits gars ont été à la hauteur de l’événement…
Graham, régisseur anglo-saxon du groupe assure la première partie correctement en adaptant entre autre Debout dans la langue de Shakespeare. Sympathique.
François, Marc, Benjamin, Thomas et Nicolas arrivent et commencent leur show avec La vie a deux puis Mon ivresse. Le son est bon, le groupe concentré et le public communie dans une Maroquinerie pleine à craquer, sold-out pour une "messe" de 1 heure 20 pendant laquelle la quasi-totalité de l’album sera passée en revue. Thomas fait participer le public (Debout) et enchaîne les blagues tel un Michel Denisot dans les Guignols… ce qui n’est pas sans déplaire au public, détente et sérénité étant du coup palpables au sein du quintette. Tous les membres du groupe tiennent leur rang, François (arborant un tee-shirt à son effigie) alterne voix et guitare pendant que Marc et Nico triturent leurs instruments avec maîtrise. On sent une progression depuis le début de la tournée, ce qui laisse présager un bel avenir. Thomas martyrise sa guitare avec doigté et virulence sur ce qui restera le summum du concert, Derrière elle. Le final de ce titre est somptueux, respect total. Elista se permet également une reprise de France Gall (by Gainsbourg), Laisse tomber, avant un premier rappel où le chanteur remercie humoristiquement le public d’avoir payé sa place. La nuit Madrilène est revisitée puis l’expérimental Déçu du paradis clôturent un set sans faute. Le groupe reviendra interpréter Debout pour la plus grande joie d’un public conquis et ravis.
L’after-show consistera à s’entretenir avec Thomas autour d’une bière et de sujets aussi vastes que la reformation des Pixies, de Lou Reed ou d’un futur concert en Russie.
Noir Désir tourne une page, les Bérus en ouvrent une autre mais le Rock français a besoin de groupes de la trempe d’Elista.
Je repars sans réponse a ma question de début de critique mais avec une certitude : Le vent les portera et le petit poucet deviendra grand, très grand…

A Michael, La Guille & Thomas.




www.elistalive.com

auteur : Diego Lagaute - lagaute.diego@free.fr
chronique publiée le 10/03/2004

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