20/05/2019  |  5192 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 15/05/2019 à 14:30:18
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    chronique concert
Norma Loy

+ Utopium
La Scène Bastille (Paris)
vendredi 1er octobre 2010

Depuis 1992, Norma Loy n’a pas fait de concert à Paris. Autant dire que les couples on eu le temps de faire des enfants, qu’ils sont majeurs maintenant, et peuvent venir avec leurs parents voir les surprenants Norma Loy. Malgré 18 ans d’absence parisienne, pas d’affolement, le public va remplir tout doucement la salle. C’est incroyable qu’un groupe aussi singulier n’attire pas plus de curieux, enfin passons.
Norma Loy est un groupe originaire de Dijon qui fait une musique new-wave rock assez atypique. Ils ont leur style, leur univers. En concert le visuel et la performance sont intimement liés. Vidéo, jeux de lumière et danseuse buto sont présentes pour donner du grain et de l’émotion à leur prestation.
Tous juste reformés en 2009 (mais avec quelques rares apparitions dans les années 2000) avec la sortie de l’excellent album Un/Real, avec eux on a l’impression que le temps n’a pas de prise, car leur musique reste « moderne ». Chelsea au chant est toujours aussi charismatique. Usher derrière ses synthés/machines est concentré pour y extraire des sons puissants. A la guitare, Stéphane Pigneul du groupe Object (dont l’album A Place To Hyde est recommandé) est très à l’aise avec le répertoire de Norma Loy. A la batterie, la frappe dure de Guillaume, à la basse Scavone H. et enfin LN la gracieuse danseuse Buto. Au fond de la scène des projections d’images (de Reed 013) des plus explicatifs, pour bien entrer dans l’univers SM fetish et politique de Norma Loy. Si tous les musiciens se font discrets (mais efficaces techniquement), tous les regards sont dirigés vers le scénique Chelsea. Son corps vit, respire l’émotion et l’intensité de la salle. Il donne véritablement corps à la musique tel un loup qui renifle sa proie ou telle la vision d’un chaman en repérage mystique. Fan d’ Iggy Pop, Chelsea a sur scène l’attitude d’une « rock star » dans le bon sens du terme. Il magnétise les regards. Par instant il va dans la salle se frotter au public, comme pour mieux se l’approprier, mais aussi pour s’entendre chanter, car les retours sur la scène ne sont pas au point. Pendant que Chelsea vit et respire ses chansons, la danseuse LN déambule telle une ombre, un fantôme. Son visage est maquillé de blanc, ce qui fait ressortir ses yeux et d’un tissu blanc qui lui donne une allure de spectre. Sa façon de bouger donne une couleur inquiétante, mystérieuse en opposition à celui plus virile et direct de Chelsea . Leur jeu est comme le ying et le yang, il se complète.
La première partie du concert est consacré au dernier album et la deuxième partie aux anciens titres plus punk. Leurs classiques Sacrifice et Power Of Spirit font encore pas mal réagir le public. Un des beaux moments est la reprise Blue Moon du king Elvis Presley. La voix de Chelsea fait des étincelles. Pas un seul moment de faiblesse ne viendra perturber la performance live, sauf la durée (moins d’une heure) et seulement un rappel, pour rendre disponible (à 22h30) la salle pour la soirée homo100% Mec X (sic) qui débute à minuit. Une absence de 18 ans qui fini donc avec une petite frustration. On aurait aimé danser le pogo plus longtemps. Espérons qu’ils trouveront la prochaine fois une salle qui leur laisse plus de temps de s’exprimer.

La première partie a été assurée par les jeunes parisiens d’ Utopium. Ce groupe nous a délivré un concert de noisy pop plutôt sympathique. Malheureusement au moment de leur prestation j’étais plus concentré à attendre Norma Loy, donc pas à 100% disponible pour apprécier pleinement leur musique.

Chronique de l'album Un/Real ici

Interview de Norma Loy ici

Interview de Reed 013 ici



www.myspace.com/normaloy
www.myspace.com/utopiummusic

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 12/10/2010

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