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Cocosuma

+ Splash Wave
Le Point Ephémère (Paris)
6 novembre 2010

Le trio français Cocosuma est de passage « en ville » pour nous présenter son nouvel et 5ème album Le Début. La particularité de ce nouvel album est qu’il est en réalité leur premier, d’où son titre. Depuis 2001, les chanteuses se sont succédées au sein de ce trio. Après Jen.H.Ka et Kacey , c’est à l’anglaise Amanda de poser sa voix sur les mélodies dorées que créent Chab (synthés vintage, guitare) et Michel (guitare). Chez eux la voix féminine est un élément précieux et important. Comme Bertrand Burgalat ou Serge Gainsbourg, Chab et Michel savent y faire pour concocter aux voix féminines des arrangements raffinés de manière qu’elles puissent y glisser leur voix toute sensuelle. Ainsi pas étonnant que leur musique se retrouve confortablement installée sur des compilations lounge et trip hop.

Le public, déplacé en nombre, est très impatient de les voir, mais il devra attendre 30 minutes en compagnie de Splash Wave. Ce duo français réalise une musique synthé/new-wave esprit Fischerspooner relativement classique. Il y manque une structure mélodique pour en faire de véritables morceaux. On a l’impression que leurs titres sont à l’état d’ébauche à peine correcte pour figurer en face B d’un 45t. Le son de leur batterie synthétique est insupportable, même le lapin des piles Duracell joue mieux. Comme ils sont jeunes, espérons qu’au fil des répétitions, leur musique prendra de la matière et des biceps !

Après ce revival 80 un peu plat, voici enfin Cocosuma . Première surprise, la chanteuse est enceinte, et pas seulement de 3 mois, donc sûrement un futur mélomane qui, pour l’instant, est tranquille bien au chaud. Deuxième surprise, l’ambiance dans la salle. On a l’impression d’être en famille, le public discute, le groupe sourit, on aurait presque peur de déranger tout ce monde qui donne l’impression de se connaître. Puis, arrive la prestation. La musique de Cocosuma en live, en oubliant quelques soucis techniques, est vraiment très agréable à écouter et à voir. Les 2 garçons sont à l’aise et décontract et Amanda, également très décontractée (sûrement heureuse d’être une future maman) et charmante, tapote avec douceur une basse ou un synthé. Sa voix douce est remplie de couleur et de justesse. La musique de Cocosuma a un côté « tranquille » très plaisant. Leur style pop/new-wave teinté de disco et d’easy listening est raffiné et légèrement dansant. Difficile de résister à ces petites sucreries pop, surtout si on est des amateurs de groupes tel que Stereolab, Saint Etienne, April March ou encore Cranes. A l’exception d’un titre, l’album Le Début est joué dans son intégralité, ne laissant pas de place aux titres des précédents disques. Parmi toutes les chansons en anglais de Cocosuma, une petite jouissance en français nommée Une Jour (c’est le titre écrit sur leur set list) vient s’y glisser. Cette petite bouffée de poésie chantée dans la langue de Gainsbourg (ou Bardot) est une sucrerie irrésistible, notamment grâce au petit accent d’ Amanda. Au final avec Cocosuma, pas d’excès, pas de débordement, juste le plaisir d’écouter « religieusement » de la musique pop rayonnante, donc le son, le style idéal en ce soir glacial et pluvieux de novembre.


Chronique de l'album Le Début ici

Photos de Paskal Larsen


www.myspace.com/cocosuma
www.cocosuma.net/
www.myspace.com/splashwave

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 09/11/2010

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