23/02/2020  |  5313 chroniques, 171 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 22/02/2020 à 15:55:31
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique concert
Megafaun

+ Botibol
Le Café de la Danse (Paris)
5 septembre 2011

Les meilleurs concerts sont souvent les plus inattendus, les plus spontanés. En témoigne celui de Megafaun. La surprise était d’autant plus forte que quelques jours avant leur passage parisien, j’ignorais tout de ce groupe originaire de Caroline du Nord. C’était sans compter sur Paskal Larsen (c’est aussi ça un vrai ami !) convié à la soirée d’ouverture de cette nouvelle et 3ème édition de l’Eldorado Music Festival et toujours heureux de me faire découvrir de nouveaux chevelus/barbus. Comment ai-je pu passer, jusqu’à ce jour, au travers de leur folk/rock, quelque part entre le Vetiver de Thing Of The Past ,Crosby, Stills and Nash sans oublier Creedence Clearwater Revival ? Comme le dit le bon vieux proverbe : « Mieux vaut tard que jamais ». Enfin, pas si tard que ça puisque Megafaun était en tournée européenne pour présenter son second album au titre éponyme. Les quelques « Hi brothers » pour saluer leur entrée sur scène les mettent dans les meilleures dispositions. Néanmoins, deux petites déceptions immédiates : les frères Cook, guitares/clavier/chant, ont oublié leur banjo et coupé leur barbe ! Seul Joseph (Jésus Marie !), à la batterie et au chant a conservé une barbe bien fleurie et une belle chevelure. Notre trio est épaulé pour l’occasion par un bassiste ni chevelu, ni barbu.

On démarre tout en douceur avec le très Crosby Real Slow qui ouvre leur nouvel LP. L’Amérique hippie des années 60/70 n’est pas très loin. Suivent ensuite (et dans le désordre) Volunteers (in America ?), l’indi pop Get Right ou bien encore l’amical Secon Friend chanté quasi a capella et en toute décontraction. Moins étoffé que sur disque, Megafaun compense par un réel plaisir d’être sur scène. Complicité entre les membres du groupe mais aussi avec le public (une bonne centaine de personnes dont vos deux joyeux lurons qui s’éclatent bien !) et qui ne cesse de s’accentuer au fil des morceaux. Jusqu’au rappel ahurissant où le groupe s’installe en bord de scène pour interpréter a capella le sublime Worried Mind et rassemble autour de lui un public invité à reprendre en chœur le refrain. Et l’ami Spear d’être invité sur scène pour faire entendre sa belle voix. La chanson, mélancolique sur disque, se transforme alors en final totalement euphorique où tout le monde se congratule.
Etre hippie c’est d’abord être heureux ensemble ! Et ça, Megafaun l’a très bien compris.

Après leur prestation, le groupe revient sur scène avec des boites de cd à vendre. Ils discutent avec le public, signent des autographes et félicitent les deux danseurs qui ont mis l’ambiance. La fille qui a fait le très joli clip du titre His Robe est également présente. On sent le groupe content du concert et d’être ici à Paris. C’est sûr, qu’ils n’hésitent pas à revenir, ils seront une fois de plus bien accueillis, et d’ici là nos cheveux auront aussi bien poussé !

Photos: Paskal Larsen


megafaun.com/
www.myspace.com/megafaun

auteur : Philippe Spear - philippe.alsat@yahoo.fr
chronique publiée le 12/09/2011

Partager


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire