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Psychic Ills

+ Antilles
Point Ephémère (Paris)
1er octobre 2013

A l’écoute d’un riff de guitare tournant en boucle, juste avant que les Psychic Ills ne fassent leur entrée sur scène, l’ami Larsen aura eu ces quelques mots prémonitoires : «On se croirait revenu aux soirées Hacienda». En effet, au tout début des années 90, ces fameuses soirées ont fait les belles nuits parisiennes de La Locomotive sur le modèle (en beaucoup plus sage) du fameux club mancunien. Spiritualized, Flowered Up, The Mock Turtles, Chapterhouse, The Boo Radleys…, souvent en “concert de minuit”, avec salon “ashram spécial hippie”, sur fond de son et light show souvent identifiables. Le tout gratos s’il vous plait ! Et notre Paskal «national» a vu juste car c’est bien une bonne vingtaine d’année en arrière, à l’époque du premier revival psyché/hippie, que vont nous transporter les Psychic Ills. Sur les traces des regrettés The Darkside (à ne pas confondre avec le duo électro américain), réminiscence des Spacemen 3, et une rythmique répétitive à la manière des Wooden Shjips, les Psychic Ills vont ainsi dérouler tranquillement et efficacement, comme une belle ballade hypnotique de ramassage de champignons, un répertoire emprunté à leurs deux derniers albums, One Track Mind et Hazed Dream. En formation trio en studio mais en quintet en concert (clavier, guitares, basse, batterie) les titres sur scène sont souvent enchainés, parfois étirés, toujours électriques, sur fond de projection vidéo et d’un light show bienvenus. On regrettera tout de même, excepté le joli sourire de la bassiste Elizabeth, un groupe un peu distant et un rappel très convenu. Une prestation de qualité que certains ont trouvé néanmoins quelque peu monotone. Mais cette «horizontalité» n’est–elle pas la marque de fabrique du groupe ?

Avant la « monotonie » psyché pop de Psychic Ils, le trio parisien Antilles a ouvert les hostilités avec une musique à la croisée du krautrock et de la noise. Composé des deux membres de Sister Iodine et du batteur de Berg Sans Nipple, le trio ne joue pas de la musique qui vient des Antilles mais plutôt celle d’une rue new-yorkaise ou Berlinoise. Avec eux, la noise se transforme en groove pervers. Eric, le guitariste joue de son instrument comme si c’était une arme à destruction massive. Tel un samouraï (ou un Lee Renaldo), il dompte son instrument pour en faire un sabre prêt à trancher les mélodies pour construire des larsens qui bourdonnent à travers les oreilles. Derrière, la rythmique est répétitive et obsédante. Antilles, ça se vit… ou pas. C’est à prendre ou à laisser. Dans notre équipe venue au concert, ils n’ont pas fait l’unanimité.


www.psychicills.com/

auteur : Philippe Spear - philippe.alsat@yahoo.fr
chronique publiée le 05/10/2013

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