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Placebo

+ Toy
Bercy (Paris)
mardi 10 décembre 2013

L'apparition de Placebo en 1996 est pleinement associée à la fin de l'adulescence des jeunes quadras d'aujourd'hui, avec quelques caractéristiques assez répandues désormais.

Parmi les 16 000 spectateurs présents et passionnés dans l'antre de Bercy, on imagine en effet volontiers à certains moments, les uns songeant à leur progéniture confiée à une nouvelle baby-sitter, les autres à leur CV à actualiser sur un réseau social professionnel ou encore à modifier leur profil sur un site de rencontres... On apercevait également ça et là des rejetons accompagnant leurs aînés, la relève transitionnelle est donc pleinement assurée, toutefois très peu de fans de moins de 30 ans étaient croisées dans la foule assez dense.

Placebo possèderait donc une horde de fidèles de très longue date. A la fois glam, pop et rock, le trio a su recréer un univers aux contours proches de David Bowie, Lou Reed et T Rex : androgyne, ambigu voire charnel. Ces 5/6 dernières années, il y a eu une sorte de trou d'air dans la créativité du groupe et dans sa composition. Le batteur Hewitt ayant claqué la porte. Après avoir recruté un pro des fûts, Steve Forrest, benjamin de près de 15 ans de Molko et Olsdal, Placebo a retrouvé progressivement le chemin de la sérénité et de l'inspiration avec des titres mid-tempos affutés.

Faisant la part belle aux chansons récentes notamment issues de l'excellent Loud like love, occupant pleinement la scène et désormais 5 sur les planches avec un second guitariste et une violonniste/choriste, Placebo proposait un show parfaitement rôdé. Avec effets visuels ahurrissants, où la métaphore ombre et lumière était judicieusement exploitée. On regrettera toutefois que Molko & co n'aient pas davantage puisé dans leurs répertoire classique pourtant dense. Peut-être aura-t-on droit à une tournée prochaine fêtant un album phare joué en intégralité ? On n'échappera pas aux "joyeux anniversaire Brian" (en français) au cours de la soirée, le chanteur célébrant sur scène ses 41 ans, devant moultes caméras.

La reprise du classique des années 80 de Kate Bush Running up that hill devait rappeler bien des souvenirs aux placebistes et le ressenti naturel en sortant du POPB était plus que positif. Placebo a vieilli mais gagné en épaisseur et en subtilité.

 

Merci Gwen de Radical




www.placeboworld.co.uk
www.radical-production.fr

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 12/12/2013

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