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Kraftwerk

La Fondation Louis Vuitton (Paris)
Du 6 et 14 novembre 2014

L’évènement live parisien du mois de novembre, aura été la semaine des 8 concerts du « Catalogue » en 3D du groupe légendaire Kraftwerk. En à peine un week-end, les 1000 places de chaque soirée se sont envolées. Les shows se sont déroulés dans le nouveau lieu à la mode, la Fondation Louis Vuitton. Ce grand paquebot en verre construit par Frank Gehry, dédié à l’art contemporain se trouve dans le bois de Boulogne à côté du jardin d’acclimatation.

Chaque soirée était dédiée à un album du catalogue qui commence à Autobahn (oubliés les 3 premiers albums). Nous avons eu « la chance » d’être aux soirées d’Autobahn et Computer World.

De la formation originale, il ne reste plus que Ralf Hutter. Mais qu’importe, étant des hommes machines/robots sans guitare héros, la formation live reste digne. Kraftwerk se déplace en tournée avec tout son matériel. Ainsi le son et la mise en scène sont irréprochables. Habillés comme des personnages du film Tron, les 4 membres du groupe sont positionnés en rang derrière leurs pupitres en face du public. Le concert commence avec l’intégralité des titres de l’album de la soirée, et ensuite pendant 90 minutes c’est le best-off de leur carrière. Pour chaque titre il y a une projection 3D au visuel simpliste mais très efficace dans l’esprit pop art. L’imagerie Kraftwerk à travers leurs pochettes est dans notre inconscient collectif. Avec nos lunettes 3D on en prend plein la vue. Tous les titres, les tubes (Radioactivity, Trans-Europe Express, The Model, Numbers, Pocket Calculator, Tour de France…) sont réinterprétés d’une façon moderne et élégante. On sent que l’électro de Detroit des années 2000 est passé par là. Au fil des morceaux, on se rend compte à quel point ce groupe aura marqué les esprits. Que l’on soit fan de pop, d’électro, de new wave (c’est fou ce que New Order doit à l’album Computer World) et de hip hop (old shool), impossible de rester insensible à tant d’ingéniosité sonore. Le groupe communique à peine avec le public. Par contre entre eux il y a parfois un «petit » sourire. Ce sont bien des humains ! Les seuls mots que dira Ralf Hutter sont : « A demain » ou « A après demain ». A la fin de la prestation, chaque membre du groupe après un petit solo, quitte la scène en saluant le public sur les notes de Music Non Stop. Les lumières se rallument sur les applaudissements des spectateurs très enthousiastes. Le public rassemble des humains (robots ?) de 10 à 70 ans. Certains feront toutes les soirées. Que l’on se déplace avec ses enfants ou seul, la performance Kraftwerk donne des ailes et le sourire à tous. On est dans une autre dimension qui dépasse de loin la 3D. A noter que grâce à cette belle prestation, le merchandising (très fourni) est dévalisé.
Nous n’avons pas regretté d’avoir déboursé 60 euros (par soir) pour ce grand moment « historique ».


auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 24/11/2014

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