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Gogo Penguin

La maroquinerie (Paris)
15 février 2016

En parallèle de la sortie de leur troisième album Man Made Object (voir chronique (1) ), Gogo Penguin a joué un set épique de 1h30 à guichet fermé. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, leur prestation a été la plus belle qui m’ait été offerte depuis que j’ai découvert la musique. Certes j’ai privilégié la paresse de ma discothèque, épuisé toutes les têtes de lecture de ma platine, il n’en demeure pas moins que la scène a toujours représenté pour moi la boîte de Pandore.
Quand des artistes de la trempe de Gogo Penguin jouent avec une telle fluidité, une telle alchimie et une énergie presque immaculée ; on ne peut que succomber à ce miracle. On est ébloui par tant d’humilité dans ce Jazz sans apparat, où l’harmonie entre les musiciens semble naturelle et tellurique.
L’histoire de la musique contemporaine tient souvent ses exploits de la rencontre d’individus, qui à un moment bien précis se sont croisés, appréciés, battus pour faire éclater leur talent, non seulement individuel mais surtout collectif.
Le pianiste Chris Illingworth, le bassiste Nick Blacka, et le batteur Rob Turner réussissent la gageure de renouveler un genre un peu moribond, entre grandeur du passé et éclatement idiosyncratique.A la croisé des genres, Post-Punk, Funk, Drum’n Bass et Jazz, ils ont, ce soir-là inscrit leur nom au jeune panthéon des futurs grands groupes. Trois albums ont suffi pour insuffler à leur musique un parfum enivrant et un caractère addictif. Le public ne s’y est pas trompé, silence religieux pendant tout la durée du concert et applaudissements à rompre le parquet se sont succédés dans une ambiance quasi-mystique. Gogo Penguin exalte tout ce qu’il y a de plus beau dans la musique ; concision du geste, beauté de la forme et profondeur des sentiments : un acte d’amour…
From Manchester with Love.

Photo : NGUYEN Mai Linh

(1) Chronique du disque Man Made Object ici




gogopenguin.co.uk/
www.youtube.com/watch?v=MGSMtPQTZA4

auteur : Poplunaire - poplunaire@foutraque.com
chronique publiée le 20/02/2016

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