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The Dirtbombs

+ The Flaming Sideburns
+ Le Nombre
Le Gibus (Paris)
mercredi 17 décembre 2003

Etrange idée de faire jouer un si détonnant plateau rock dans une cave aussi glauque que le Gibus.
Cet ex-temple des années punk a complètement perdu de sa superbe (s'il en déjà a eu auparavant !) et incite davantage à la déprime qu'au défouloir, au son de la musique du diable.
Le Nombre, combo originaire du Québec éblouira la soirée et volera, sans difficulté, la vedette aux Finlandais et Américains confondus, qui fouleront les planches après leur passage.
Un groupe qui se donne sans compromis, transpire, éructe avec autant de passion (donc de plaisir), sans donner l'impression de jouer comme chaque soir sa petite play-list : il en reste !
Le Nombre et son chanteur Ludwig Wax (physiquement comparable à David Yow en tous points de vue - charisme, honnêteté...) sont entrés dans la catégorie des "demi-Dieux du one, two three, four" en l'espace de quelques minutes.
D'autres ne l'atteindront jamais en dix ans de carrière (exemples : Hellacopters, Backyard Babies...).
Les Flaming Sideburns, acclamés par Nicolas Favier* et Philippe Manoeuvre", ont proposé un show qui ressemblait peut-être à ceux des Stones à leurs débuts, à l'époque où ils jouaient dans des sous-sols humides.
Ce fut très professionnel, les titres sont parfaitement interprétés : "Save rock n'roll" à longueur de textes, mais rien ne dépasse.
Le leader Jorge Eduardo Martinez, lippu à souhait, est un petit Mick de poche, qui aime taquiner le ballon rond et grimper un peu partout : à l'instar de Dennis Lyxzen de International Noise Conspiracy (qui vient de rejoindre American Recordings !!!), J.E.M. a sûrement été premier prix de gymnastique (la fameuse école Scandinave !).
Mick Collins, équivalent US de Billy Childish, installe lui même son matériel avant de jouer.
Deux batteries et beaucoup de fuzz au programme.
Vêtu d'un t-shirt blanc informe, le charismatique leader des Dirtbombs ne forcera pas.
45 minutes de morceaux-tueries dont il a le secret, mais on a davantage l'impression d'assister à une répèt' qu'à un concert événementiel.
Des problèmes techniques viendront se greffer à l'occasion.
Ne retenir que la satisfaction d'avoir vu le Parrain de la scène garage-punk de Détroit.

* de Foutraque
" de Rock n' Folk


www.thedirtbombs.net/
www.theflamingsideburns.com/

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 18/12/2003

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