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Jonathan Bree

Le Point Éphémère (Paris)
22 août 2018

Après un passage remarqué au festival de La Route du Rock à Saint-Malo (le 18 août 2018), le concert parisien qui suit affiche complet. Bravo l’artiste !
Assister à un concert de Jonathan Bree est une belle expérience. Pendant plus de 60 minutes, on perd pied sur terre. Explication. Un batteur, un bassiste, deux danseuses performeuses et Jonathan Bree au chant. Point culminant : ils ont tous les cinq le corps recouverts d’un collant qui cache aussi le visage, d’où le mystère, l’inconnu sur l’identité de nos cinq artistes. Cela rajoute une certaine étrangeté. Pour recouvrir le collant blanc, les garçons ont des perruques style coupe Beatles et des vêtements stylé sixties, les filles ont un chapeau, un masque, une perruque blanche et un look vestimentaire échappé d’un roman rose ou d’un film polisson/coquin qui n’aurais pas déplu au photographe David Hamilton. Derrière le groupe, des images en noir et blanc (leurs magnifiques clips dispos sur Internet) rajoutent un côté film muet avec une touche pop sixties. Le décor installé, nous voici plus près d’une ambiance théâtrale avec une touche romantique que du simple concert de rock. Les trois quart de la musique (violon, synthé, piano, cordes, guitare) sont préenregistré. Cela ne gêne pas. Au contraire, ça laisse de l’espace pour les chorégraphies des deux filles « poupées » et surtout pour la magnifique voix lunaire de Jonathan Bree. Car notre mystérieux chanteur à une luminosité à la fois vocale et dans sa prestance scénique. Sa voix posée, presque en retenu, nous fait penser par instant à Neil Hannon (Divine Comedy), à David Sylvian (ex Japan) et à Scott Walker pour l’aspect sixties dans le phrasé. Jonathan Bree bouge peu sur scène, son jeu est tout en grâce et en poésie. Le public est sous son charme ! A la fin du concert, il donne son bouquet de fleur à une fille du premier rang. Sa la consolera de ne pas avoir vu les Smiths en concert à l’époque de leur premier album sortie en 1984. Le style musical mélange new wave raffiné (il y a parfois des sons proche de Depeche Mode) et pop orchestral et solaire style Divine Comedy et Talk Talk. L’ensemble musique chant et danse donne un show « haute couture », cousu avec soin et talant. En 2018, il est rare de voir des artistes « pop » proposer un show avec une création visuel très personnel, en extension à la pochette de l’album et des clips qui illustrent les tubes qui en sont extrait (ici Valentine et You’re So Good).
A la fin de cette belle prestation originale, Jonathan Bree fille rapidos sans se changer au merchandising, dévalisé par le public conquit qui veut repartir avec le beau vinyle bleu dédicacé et un petit selfie en compagnie de l’artiste mystère. Vue l’enthousiasme des spectateurs, il y a fort à parier que Jonathan Bree va faire parler de lui, et c’est mérité. A suivre…

Chronique de l’album Sleepwalking. ici




jonathanbree.bandcamp.com/album/sleepwalking
www.youtube.com/watch?v=glEE0vpK3KI
www.youtube.com/watch?v=gxRq23qVE8A

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 23/08/2018

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